HAUTE ET BASSE ÉGLISE
OU wesléyens sont organisés en dislricls, cercles, classes et groupes; chaque groupe comprend de cinq à dix personnes qui doivent se réunir au moins une fois par mois, se confesser l'une àTautre, se conseiller, s'encourager et prier Tune pour l'autre. Au point de vue de la doctrine, les anglicans leur reprochent seulement « l'usurpation des fonctions sacerdotales par leurs ministres ^. On comptait en 1871, 576000 méthodistes dans tout le monde, dont un peu moins de iOOOOO en Angleterre et en Ecosse. Parmi les anglicans de la haute Église, il y a eu la secte des non-jureurs ou réfractaires: elle comprenait originairement lespartisans des cvêquesetdes prêtres qui, liés par leur serment à Jacques 11, se refusèrent en 1693 à reconnaître l'autorité de Guillaume d'Orange et organisèrent une Église indépendante. En 1833, Hugh James Rose prit l'initiative du mouvement dit tractarien; ses collaborateurs et lui se proposaient de maintenir dans leur intégrité les doctrines, la discipline et le service de l'Église traditionnellement transmis d'après les apôtres et ils firent, dans ce but, une vigoureuse campagne de pétitions et de brochures (<rac/s) *, dont les auteurs étaient Newman, Fronde, Isaac William et Pusey, dont le nom a été donné par quelques-uns à l'ensemble de ceux qui adoptaient ces opinions {pméyistes) , Plusieurs puséyistes ont été accusés de croire à la présence réelle absolue du corps et du sang de Jésus-Christ dans le pain et le vin de l'eucharistie et non pas seulement à leur présence spirituelle chez le communiant^maisil fut prouvé que cette doctrine n'estpas contraire à l'enseignement de l'Église anglicane. Après les puséyistes sont venus les ritualistes qui, par un scrupule de piété, tendent à rétablir le plus possible les formes du culte et à en étendre le cérémonial complet jusqu'aux plus petites églises.