‹ Les religions actuelles, leurs doctrines, leur évolution, leur histoireChapitre 201 sur 261 · SECTES ANGLICANES · texte numérisé non relu

SECTES ANGLICANES

choqués, ce qui donna lieu à de vives controverses. Il y eut bientôt trois partis bien tranchés : les épiscopaux ou réformateurs proprement dits, que nous pourrions appeler les conservateurs, qui tenaient pour la hiérarchie et les cérémonies catholiques et qui se contentaient de la doctrine des Irente-neuf articles; les mêrfiét'a/û/es, réactionnaires, qui demandaient le retour à la loi romaine du moyen âge; et les /)uri7rtiw5 ou progressistes qui tendaient à la simplification du culte : à ces derniers se rattachent les presbytériens y qui ne reconnaissent qu'un seul ordre légitime de pasteurs non hi«'>rarchisés ; en 1572, fut fondée la première église prèsbytérienne d'Angleterre : en Ecosse, les presbytériens lornient l'église officielle nationale. Du presbytérianisme sortirent les indépendants (1616), qui affirmaient que chaque réunion de chrétiens constitue un corps libre et autonome; les non-conformistes (1662), c'est-à-dire les prêtres puritains qui avaient pris la place du clergé régulier pendant la révolution et que la restauration renvoya parce qu'ils ne reconnaissaient pas la constitution réglementaire du clergé; et les unitaires (1719), qui nient toute distinction de la Trinité en trois personnes, qui n'admettent ni la conception miraculeuse de Jésus, ni son ascension, ni sa passion : pour eux ce fut un martyr de la vérité, surnalurellement instruit pour révéler la bonne doctrine, mais ce ne fut ni un Dieu, ni un Sauveur.

Du presbytérianisme vinrent aussi les baptistes (1633) et les quakers {IGbO). Les premiers tirent leur origine d'une division qui se produisit à Londres dans une réunion d'indépendants : les dissidents croyaient que le baptême ne pouvait régulièrement être administré qu'aux adultes, aussi se firent-ils tous rebaptiser. On compte aujourd'hui près de 250000 baptistes en Angleterre, 60000 dans les cololonîes anglaises et 14000000 aux Klals-I'nis. Les quakers

SOS LES UlAKt:llN.

c trembleurs ^ cilenl heaucoup di- lexles de l'Ècridire où ili ] est question d-* " lii'inl)loment > devant le Soifpieur el alïir- | ment que les vrais saints doivent trembler; ils croient qiid , rillumÎDation ou la nHélation divine est 8uj>«^rieure à la loi ' écrite, que la «iiîfenst! jieisonnellfl etpar r-onséquent lagiioi-re et la peine du mort sont lie graves péchés, que la fratonité humaine prot^rril le liiloiemenl ut iiitL-nlil lirs foraialt» et les actes de respi-ct, »in!;i que les procès et les [irulatiens de serment; ils sont de mœurs siniplfs, sobres, hoDnëtes, bienveillants, tiavaillcurs, ils sont toujours dis[Hi£^> i rendre serviœ aux autres. La si'cte fut Tundée par Jacques Nayles, Richard Karnworlh et Georges Fox, fds d'un tailleur du comté deLciccster, auxquelti se joignin?nt hicnlôl des hommes d'une ^laiulr: valiMir eld'tinr éducation supérieure, Keilh, Baixilay et AVilliam l'enn. Poiirsiiivis, condamnés, peiséculéfl enAn(,'!eteriy, ils lournèrcnl leur activité ver» le nouveau mondi" : on saitoiimmcntriinrirondiienKiSâla ville de PhiUdelphieqnidcvinl t;i capitale de l'Élatqui porte son son nom, la Pennsylvanie.

Les réformateurs, orthodoxes ou conservateurs anglais se partagent, dès le xvii' siècle, on haute et basse Église. Les chrétiens de la première catégorie mettent au-dessus de tout l'autorité de l'Église, issue du Christ et des apôtres, et tiennent au caracicre sacerdotal du service religieux. Les autres se préoccupent surtout du sacerdoce et des sacrements au point de vue humanitaire ; ils s'inspirent principalement de l'esprit calviniste. Sous Cromwell, il y eut parmi eux des indifférents qui se montrèrent moins rigoureux et qu'on appelle les latUtidinnires ; plus tard, au milieu du xviu' siècle, il y eut lesévangéliques qui attachaient une extrême importance :'i 1.1 lettre de l'Écriture. A l'opposé des évangéliques se placent les méthodistes ; le mèOxidiame a pour fondateur Jean Wesley, du collège d'Oxford, en 1739. Les méthodistes

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