L*(EU¥IIE DE U MISÉRICORDE
hostie divine trouvée un malin sur l*autel, et d'une nappe tachée de sept gouttes du sang de Jésns-Ghrist disposées es croix. Dans les révélations, il est beanooop question de h corruption du clergé, de Fopposition des prAtres i h vrne doctrine de Jésus-Ghrist, de la nécessité de prier le cœur de Jésus et celui de Marie, du péché originel et de la sédsctiss d'Eve par Lucibel (sic), de Paris qui est une c Niniv€ prostituée » et des adeptes deVintras qui forment < la noavsBe Sion >. Le prophète avait appris de saint Joseph ou de saisi Michel, Tarchange, que la sainte Vierge, conçue sans péché, était une émanation de la personnalité divine ; que Jésus- Christ incarné n*avait pris qu'une portion de la nature humaine, car il était corps, flme et verbe; que rhomme en eirt est un être trinaire : corps, âme et esprit (cet esprit n'est qu'un ange déchu *) ; enfin que le salut des hommes riendnit du règne prochain du Saint-Esprit, le règne du Père a3faBt été l'âge de l'Ancien Testament et celui du Fils ayant marqué la rénovation de l'Évangile.
Ces niaiseries ont été prises au sérieux, non seulement par de naïfs hobereaux et des bourgeois vaniteux, mais par des prêtres : le bref de 1851 vise expressément les trois frères Baillard, du diocèse de Nancy. Des curés réguliers acceptèrent de devenir aumôniers de ce c cénacle t qu'an adepte mécontent, M. Gozzoli, assimile nettement dans une série de brochures publiées de 1846 à 1851, à une maison de tolérance : il y raconte, en effet, d'étranges effusions entre les frères et les sœurs, les confesseurs et les pénitentes, et y rapporte des scènes tout à fait semblables à celles qui forment le fond de ces ouvrages du xviip siècle dont la
1. Lo mot hommej suivant saint Joseph, doit, paratt-il, être décomposé et analysé ainsi : ho, jo fus, m, je suis, me, je serai. — Violrns portait nu tWvfi un anneau et sur la poitrine de nombreuses médailles « faites par les anges avec du métal pris dans les troncs des églises n.
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réimpression cl la venle clandestine enrichissenl cerlains libraires indignes.
Il nous reste à mentionner la tentative du père Hyacinthe pour constituer en France une église catholique c gallicane È'y j'aurais dû peut-être lui donner place dans le chapitre précédent, mais le peu de succès qu'elle a obtenu m'a forcé de la mettre dans celui-ci. Le père Hyacinthe, de son vrai nom Charles Loyson, né a Orléans le 10 mars 1837, fils d'un recteur d'académie de Pau et neveu de l'évèque concordataire de Rayonne, ancien élève de Saint-Sulpice, entra dans Tordre des Carmes, à Lyon, en 1861. Il prêcha à Lyon, à Bordeaux, à Périgueux et à Paris. Ces derniers sermons ayant choqué les scrupules des ultramonlains farouches, il fut mandé à Rome par Pie IX en 1869; le 20 septembre de la même année, il écrivit au supérieur de son ordre qu'il reprenait sa liberté. Frappé d'excommunication majeure, c enterré > par les carmes, il épousa à Londres, le 2 septembre 1872, Mme Emily- Jane Butterfield veuve Merryman. Curé € vieux catholique > de Genève, en 1873 et 1874, il ouvrit à Paris en 1878 une église c gallicane > dont il s'intitulait le recteur et qui fut transférée rue d'Arras en 1881. Parmi les membres de son troupeau, on sait que Tun des plus fervents a été M. de Douville-Maillefeu, député.
M. Loyson se défend d'ailleurs de vouloir fonder une religion nouvelle; il prétend seulement réformer l'Eglise et la ramener à son antique pureté; il demande l'élection des évéques qui ordonneront les prêtres leurs auxiliaires, le mariage des prêtres, la liberté des rites sous l'unité de doctrine, l'indépendance des églises locales et des- églises nationales; il n'accorde au pape qu'une primauté d'ordre comme au président de la République chrétienne, s'en tient au symbole de Nicée et déplore l'influence déplorable des jésuites, condamne les idoles spirituelles et attaque le faux