ÉGLISES FANTAISISTES
libéralisme qui voudrait par exemple faire dévier raatorilè spirituelle : le peuple peut bien désigner ses pasteurs, mais c'est rimposition des mains par un prêtre qui seule leur coifère les pouvoirs spirituels transmis traditionneUemeat d*évèque à évèque depuis les apAtres et depuis Jésui^Ifarist. Dans ses églises, M. Loyson se sert d*une liturgie ea langae française.
En somme, il se rattache au vieux catholicisme atteBiiti et suisse ^ Avant MM. Dœllinger et Friedrich, il y avait en d'autres révoltés. En 1843, le chapelain de Grottlau, Jean Ronge, publia un mémoire intitulé ; Rome et le ChaipUniê Breslau qui le fit suspendre de ses fonctions par ses sopérieurs. Il n'en continua pas moins avec succès une campagne vigoureuse contre le culte des reliques et contre les super* stitions romaines; mais la révolution de 1848 détourna le mouvement vers la politique. Nommé député à Francfort, Ronge fut exilé en 1849; il revint en Allemagne en 1861 et essaya de reprendre sa campagne réformiste, mais il se trouva celte fois que peu d'écho.
Je terminerai cette revue des extravagances de TEurope latine en mentionnant les Durandisies de Vevey (1884) : un nommé Durand avait fait passer son fils pour le Messie et tourné la tête à une centaine de paysans qui se faisaient baptiser, coupaient leurs cheveux, vendaient tout ce qu'ils possédaient et attendaient la fin très prochaine du monde. En 1882, Babick, parfumeur et membre de la Commune de Paris de 1871, lança à Genève une circulaire où, sous le prétexte de propager la religion fasionienne^ il demandait aux gens de bonne volonté de lui assurer chacun une rente de cinq centimes par jour. J'ai hâte de passer aux extravagances exotiques.
1. L*exemple de M. Loyson a élé suivi par MM. les abbés Saiat-Ango Lièvre de Lyon, Chavard de Marseille, Lemesle du Havre e Id'autres encore.