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DIVERS RITES MAÇONNIQUES

ment XII le 27 avril 1738; la sentence fut renouvelée par Benoît XIV, par Pie Vil, et par leurs successeurs jusqu'à Léon XIII inclusivement.

En France, la Révolution avait fermé les loges, corporation aristocratique, dévote et réactionnaire. Napoléon les toléra sous la grande maîtrise de Cambacérès; la Restauration voulut reprendre les anciennes traditions et imposer des grands maîtres choisis parmi les princes du sang; le second empire fit de même et, jusqu'en 4870, le maréchal Magnan, puis le général Mellinet, improvisés francs-maçons, présidèrent souverainement au Grand-Orient, par ordre de l'empereur.

Mais le mouvement était donné; les francs-maçons faisaient de la politique et de la politique libérale. D'ailleurs, ils étaient divisés en plusieurs « obédiences > et échappaient ainsi à la surveillance du pouvoir : à côté du Grand-Orienlf qui était le groupe le plus nombreux des maçons de France, il y avait le Suprême-Conseil du rite écossais inventé par l'Irlandais Ramsay en 1728 et le rite de Misraîm créé à Milan en 1805.

Ce ne sont pas là d'ailleurs les seuls « rites » qui se soient produits. Il y a eu, outre la maçonnerie d'adoption des femmes qui eut un grand succès en France au deuxième tiers du dernier siècle, les rites réformes, écossais ancien philosophique, écossais primitif, de hérédom ou de perfection, de Svedenborg, de Zinnendorf, de Memphis, de Killwinnig, etc. Mesmer et Cagliostro firent aussi leurs maçonneries. Toutes ces innovations avaient pour fondement la vanité et la spéculation, l'amour des litres, des décorations et des grades; dans la longue nomenclature de leurs « grades » je relève parmi les plus grotesques, les suivants : sublime maître de l'anneau lumineux, novice de l'intérieur, très sage Israélite prince. Le rite de Misraîm a quatre-vingt-dix

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