APPARITIONS, STIGMATES
autre par le t successeur de la propre tante de Bernadette ». L'apparition de la Vierge à Bernadette eut lieu le 11 février 1858, mais le miracle n'a été constaté, par un mandement de révêque deTarbes que le 11 janvier 1862. A côté de oe miracle qui « a réussi », il n'est pas mauvais de signaler les tentatives analogues qui n'ont pas abouti, soit par la maladresse des opérateurs, soit par leur sottise, soit même par la sagesse des autorités ecclésiastiques. On peut citer les apparitions de Saint-Palais (Basses-Pyrénées), d'avril à octobre 1876, où la Vierge parlait basque à un petit garçon de douze ans, Jean Lamerenx, lui faisait boire de l'eau et avaler des petits cailloux; les visions de la vieille Berguille à Fontet près La Réole (Gironde), en 1876, où Marie annonçait régulièrement le prochain avènement de Henri V; la descente de la Vierge au champ des Noues à Challans (Vendée) en juillet 1882, où elle vin! parler à une fillette de douze ans, Mélie Petitgars ; ses manifestations à une servante âgée de vingtsept ans, Théoliste Covarel, à Saint-Jean-de-Maurienne, de 187dà 1875; les apparitions de la Lande (Loire-Inférieure), en août 1882, où une enfant de huit ans, Marie Lorteau, eut plusieurs entretiens avec la sainte Vierge. Tous ces miracles se ressemblent : partout l'apparition a le costume ordinaire des statues, elle dit des niaiseries, révèle un secret, guérit • un malade sur cent, et disparaît un beau matin ; partout aussi affluent les pèlerins et avec eux les marchands de victuailles et d'amulettes; il n'y a peut-être partout au fond du miracle que des hallucinations habilement provoquées et entretenues, ou des supercheries comme celle dont la Cour de Grenoble a déclaré coupable mademoiselle Constance de La Merlière, ou des aventures comme celle que la légende locale attribuait à Lourdes à une dame bien connue dans le pays. Il faudrait aussi parler des extatiques, des faiseurs de prophéties et des stigmatisés, par exemple de cette hystérique
de Bois fl'Haine (Ool9;i(]iic), Louise L-iteau, qui, dfpiiis 184ï(!. a fail courir bien des gens et fitîl répandre desnoHd'enore: on s»it que les sti};iimtcs consislenl ci) une ^oi te de lougeur saij^nanl par intermittences aux endroits où Jésus avait ses cinq plaies (aux mains et aux pieds pai- les clous et au flanc pu- la lance des soldais'). Les phénomènes de celte oalufe sont fréquents; ils s'expliquent d'une manière toute naturelle.
1 1 y aurait encore à parler des vierges qui pleurent ou qui remuent les yeux, des christs qui saignent; mais je m'arrête, car j'estime en avoir assez dit pour montrer le véritable araclère de la dévotion catholique contemporaiao. Entre ki mains des jésuites et des ultramontains le chrislianîsiaeesl en voie de retourner au fétichisme le plus inférieur ; il tend de plus en plus à se mettre en dehors des lob sociales, > rompre avec TespHt moderne, à méconnaître les besoins de l'humanité. Laissons donc l'homme esclave de sa foi reK* gieuse revenir en arrière, la tête basse, affublé de ses médailles el de ses stapulaiics, cl s'enfoncer à jamais dan5l.i nuit, tandis que l'homme émancipé par la science marchera hardiment vers les hauteurs où hiisent déjà les premiers rayons de l'astre du jour, et où le sage, suivant la belle formule du poèLe, va chercher la liberté :
Libéria va cercandt, ch'i si ura!
<Dahi£, Purgatoirt, 1, 71.)
1. [^Cadière dupera Girard dUitaligmiUséi. Parmi Isa iligmatîtiei cilébre!, un cile la sœur Patrocinio, la grande amie d'Iaabelle II. En leptembre 18il, la cour d'Aix condamna à sii mais da prison une nommée Rase Tamitier, qui ■e prétendait aussi iligmaliiée.
INDEX ALPHABÉTIQUE
Abel el Gain, xxiii, — leur légende suivant un Africain, 40.
Abbahav, 287, 317.
AkraxuSy 400.
Abstinences. Voy. Jeûnes,
Achantis. Leurs fétiches, 11.
Accadiens ou Sumériens, 284.
Accusations portées par les païens contre les chrétiens, 390; —jar les chrétiens contre les Juifs, 277,283, 311-312 ; — par les protestants contre les traducteurs catholiques de la Bible, 409 (note).
Actes des apôtres. Voy. Testament {Nouveau).
Activité (Karma), cause de la renaissance, selon les Indiens, 63,66, 71, 143, 191.
Administration publique {V),èihaim3a,
ADONIS, 293 et s.
Afrique (religions de T), 2, 5-11, 13- 27 34.
Agapes, 389, 390, 393.
Ages (les quatre) des Indiens orthodoxes, 86; — les âges des djàinas, 189; — l'âge du monde selon les mazdéens, 238.
Agni, ignis, dieu védique, 55, 59, 87.
Ahriman, 234 et suiv.
Ahura. Voy. Asura.
Aire du bouddhisme, 151-153, 164, 186; — du djâinismc, 194-195; — du mazdéisme ; 2i5, 231, 248 ; — du manichéisme, 260; —des sémites, 284; —du mahométisme, 327; — du christianisme, 379, 414, 480
et ss. ; — de diverses sectes, 51), 560, 568, 593.
ALACOQUE (Marie), xivii, 517.
Albigeois. Voy. Manichéens.
A lexandrie (écoles philosophiques d*) , 396 et s.