‹ Les religions de l'IndeChapitre 10 sur 109 · I, 165, 8; VII, 21, 6 ; X, 138, 6, etc · texte numérisé non relu

I, 165, 8; VII, 21, 6 ; X, 138, 6, etc

•qu'un effet du remords*. C'est qu'entre le dieu et le démon la lutte, «dans rinde, est et restera inégale. Elle donnera naissance à une infinité de mythes, mais il n'en sortira pas, comme dans l'Iran, le dualisme. Indra est donc avant tout un dieu belliqueux : debout sur son -char de guerre traîné par doux coursiers fauves, il est en quelque sorte le type idéal d'un chef de clan arya. Mais ce n'est là qu'un des côtés de sa nature. Conwnje dieu du ciel, il est îiussi le dispensateur -de tous les biens, l'auteur et le conservateur de toute vie^. De la même main il met le lait tout cuit dans le pis de la vache et il retient la roue du soleil sur la pente du firmament, il trace leurs cours aux rivières et il affermit sans poutres la voûte des cieux^. Il est immense, la terre tient dans le creux de sa main* ; il est souverain et iiémiurge^. *

Autour de lui se groupent des divinités qui semblent se partager :son empire. D'abord ses fidèleç compagnons les Marias^ probablement les Brillants, dieux de l'ouragan et des éclairs^. Quand leurs troupes s'ébranlent, la terre tremble sous leurs chars attelés de daims •et les forêts s'inclinent sur les montagnes^. On aperçoit au passage l'éclat de leurs armes, on entend le son de leur flûte, leurs chansons, iQurs cris d'appel et les claquements de leur fouet 8. Si turbulents qu'ils soient, ils sont bienfaisants. Ils 3ont les dispensateurs des pluies, et du. pis de Priçni, la Vache tachetée leur mère, ils font <îouler le lait des ondées^. De leur père Rudra, ils tiennent la connaissance des remèdes 10. Celui-ci, dont le nom a probablement signifié le Rutilant avant d'être interprété comme le Hurleur, est, comme ses fils, un dieu de l'orage. Dans les Hymnes, qui certainement ici, comme ailleurs, ne disent pas tout, il n'a rien du sombre aspect sous lequel il deviendra plus tard si fameux. Bien qu'il soit <irmé de la foudre et qu'il inflige les prompts trépas**, il est représenté avant tout comme secourable et bienfaisant. Il est le plus beau des dieux avec sa cheve.lure blonde; comme Soma, il possède les meilleurs remèdes, et sa fonction spéciale est de protéger les troupeaux*^. Il est

1. Le remords du hrâhmanîcide, car ^adversaire d'Indra est devem> un brahmane : Mahâbhar. V, 2^8-569. i.e fond de cô récit est du reste ancien : Taitt. Samh. II, 5, 1 ; II, 5, 3; cf. VI, 5,5, 2. Taitt. Samh. II,4, 12, Indra ne <ue pas Vritra, mais conclut un pacte avec lui.

2. RV. IV, 17, 17 ; VII, 37, 3. Il est le Maghavan, le Libéral par excellence.

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