I, 38, 2 ; II, 34, 2; VIII, 20, 23-26; II
11. II, 33, 3, 10 14; VII, 46. ' ' ' ' i2. II, 33, 3-4; I, 43, 4; 114, 5; II, 33, 2; VI, 74; I, 43; 114, 8; X, 169.
proche parent de Vdyu ou Vdla^ le Vent, avec lequel on le confond parfois*, dieu guérisseur comme lui et maître d'une vache merveilleuse qui lui donne le meilleur lait^. Il Test aussi de Parjanya, la personnification la plus immédiate de l'orage, le dieu au chant retentissant, qui abat les forêts et fait trembler la terre, qui terrifie môme, l'innocent quand* il frappe le coupable, mais qui répand aussi la vie , et à l'approche duquel la végétation épuisée se relève. La terre se pare, quand il vide sa grande outre ; il est son époux, et c'est par lui que les plantes, les animaux, les hommes sont féconds. Enfin, comme cela est toujours possible à un dieu de l'orage qui, sous la forme de l'éclair et de la pluie, dièpose d'Agni et de Soma, il a un rôle cosmogonique 3.
Par une de ces rencontres caractéristiques des religions védiques, presque tous les traits qui vienneht d'être relevés chez Agni, chez Soma, chez Indra, se retrouvent chez un autre personnage divin d'une origine en apparence bien différente, Brihaspati ou Brahmanaspali, le Seigneur de la prière. Comme Agni et Soma, il naît sur l'autel et monte de là chez les dieux. Gomme eux il a été engendré dans* l'espace par le Giel et la Terre. Gomme Indra, il combat les ennemis terrestres et les démons de l'air*. Gomme tous les trois, il réside au plus haut des cieux, il engendre les divinités et ordonne l'univers. Sous son souffle ardent le monde est entré en fusion et a pris forme coijime le métal dans le creuset du fondeur^. A première vue il semble bien que ce soit là un produit tardif de la réflexion abstraite, et il est probable en effet, d'après la forme môme du nom, qu'en tant que personne distincte, le type est relativement moderne : en tout cas il est spécialement indien. Mais, par ses éléments, il se rattache aux conceptions les plus anciennes. Gomme il y. a une force dans la flamme et dans la libation, de même il y en a une dans la formule, et cette formule, le prêtre n'est pas le seul à la prononcer, pas plus qu'il n'est le seul à allumer Agni ou à verser Soma. Il y a une prière dans le tonnerre, et les dieux qui savent toutes choses, n'ignorent pas la puissance des paroles sacramentelles. Ils ont d'irrésistibles formules demeurées cachées aux hommes et contemporaines des premiers rites, parlésquelles le monde s'est formé et par lesquelles il se conserve^. G'est ce pouvoir ommt-présent de la prière que personnifie Brahmanaspati, et ce n'est pas non plus sans raison qu'il se confond parfois avec Agni et surtout avec Indra. En réalité chaque dieu et le prêtre luimôme sont Brahmanaspati au moment où ils prononcent les mantras
1. RV. X, 169. Il est, comme lui, père des Màruts : 1, 134, 4; 135, 9.