Voir sur celte coutume, Ind. Antiq., VU
2, Quelques-unes de ces fêtes, celles du premier trimestre de Tannée, ont été décrites pour le Bengal par H. H. Wilson, The religions festivals of tbe Hindus, Select Works, t. II, p. 151. On trouvera Ténumération des principales dans un ouvrage de vulgarisation très bien fait de M. Monier Williams, Hinduism, 1877, p. 181.
tude par une pantomime qui dure phisÎNiPS joursi. Des fêtes même d'un caractère aussi décidément sectâîvè tjue la nativité de Krishna (en août), ou làÇivarâtri {en février), destinée à rappeler Thumiliation infligée par Çiva sous la forme du phallus à Brahmâet à Vishnu, sont chômées également par les çaivas et par les vaishhavas. Seulement les deux partis y attachent des significations différentes. Ainsi la fête des Lampes (en octobre), où. d'innombrables luminaires flottants sont abandonnés au courant des rivières, est célébrée plus spécialement en rhonneur de Dêvî par les uns, en l'honneur de Lakshmî par les autres. Il est un nombreux parti, il est vrai, qui s'abstient de ces solennités; mais c'est celui des rigoristes de toute communion, qui, au nom de la religion et de la morale, en condamnent les pompes profanes et souvent peu décentes.
Entre ces grandes fêtes et les pèlerinages, il y a naturellement un étroit rapport. On s'arrange autant que possible de façon à les faire coïncider, et nulle part les premières ne sont célébrées avec autant d'éclat qu'aux lieux qui sont le but de ces pieux voyages. Encore inconnus, autant que nous sachions, à l'époque védique, ceux-ci tiennent dès le temps du Mahâbhàrata une grande place dans la vie religieuse de l'Inde. Les lîrihayâlrâs, les visites des tîrthas, des gués ou lieux d'accès des rivières sanctifiés par les sacrifices des rishis ^ et par la présence des dieux, y sont déclarées plus méritoires que les plus solennelles offrandes*. Manu ne mentionne spécialement que le Kurukshôtra, (environs de Delhi) etle'Gange^, Mais le grand poème énumère et décrit un nombre considérable de ces places sacrées dans l'Hindoustan, dans le Dékhan, et jusque dans l'extrême Nord, où la dévotion hindoue avait trouvé dès lors , à travers les neiges de l'Himalaya, le chéinin des saints lacs du Kailâsa®. Dans les Purânas apparaissent ensuite successivement les localités restées fameuses jusqu'à nos jours, avec leurs sanctuaires et leurs rites, particuliers. Presque tous ces ouvrages contiennent, soit une esquisse générale de lu géographie religieuse de l'Inde^, soit des descriptions complètes, topographiques et légendaires de l'une ou l'autre de ces localités. Ces chapitres, intitulés
1. Voir une description animée de cette fête par Tévêque Hçber, Narrative of a Journeyn etc., ch. XIII. L^accusation rapportée par Heber, que les enfants qui représentent Râma et Sîtâ étaient autrefois empoisonnés par les brahmanes à la fin de la pièce, ne paraît pas fondée.