Voir A. Weber, Ueber die Krishnajanmâshtami
3. L'ancien sacrifice exigeait le voisinage d'une rivière, pour j faire les ablutions et y puiser Peau nécessaire aux cérémonies. L'eau stagnante était impropre aux rites. Taitt. Samh. VI, 4, 2, 2-3; VI, 1, 1, 2. — r Les confluents des rivières sont appelés prayâga, place sacrificiale.
4. Mahâbhàrata III, 4059. Cî, Gautama XIX, 14. 5 Manu VIII, 92.
6. Il j a plusieurs tîrthayâtrâs dans le Mahâbhàrata : une des plus développées remplit une bonne partie du III® livre, 3090-11450.
7. Voir par exemple Agni-Purdna^ ch. cix-cxvi, t. I, p. 371-11, p. 14 , de Téd, de la BVbl. Ind.
Mâhâtmyas «Majestés, » sont de véritables Manuels du Pèlerine Le nombre de ces centres de pèlerinage est très considérable. Depuis le lac Mânasa au Tibet, jusqu'à Râmêçvaram, en face de Geylan, et depuis Dvârakâ, dans la presqu'île de Gujarât, jusqu'aux dunes fiévreuses d'Orissa où trône Jagannâtha, le pays est comme recouvert d'un réseau de sanctuaires privilégiés. La première place dans cette géographie sacrée revient au Gange, déjà invoqué avec d'autres fleuves dans le Rigvêda et qui, dès l'époque macédonienne, était l'objet d'un des principaux cultes de l'Inde^. Depuis Gangotrî dans l'Himalaya, où la rivière sainte est jadis descendue du ciel s, jusqu'à l'île de Sâgar où elle atteint la mer, le cours en est bordé de lieux sacrés. Une classe particulière de brahmanes, les gangâputras, les fils du Gange, vivent du service des innombrables ghats par lesquels on descend dans le fleuve. L'eau s'en expédie au loin, et des râjas, de riches particuliers entretiennent à grands frais des services spéciaux afin d'en être régulièrement approvisionnés. C'est le rêve de tout dévot hindou d'aller un jour se laver de ses fautes dans la « rivière des trois mondes*, » de gagner le ciel à Badrînâth où elle se dégage des glaciers, à Hurdvâr où elle entre en plaine, àPrayâga^ où elle reçoit sa sœur, la Jumnâ, sainte comme elle, et dont les bords ont vu jadis les jeux de Krishna; à Bénarès surtout, le « lotus du monde, » la ville aux deux mille sanctuaires et aux cinq cent mille idoles, la Jérusalem de toutes les sectes de l'Inde ancienne et moderne^. Le nombre des pèlerins y descend rarement au-dessotis de trente mille. Ils y affluent des provinces les plus reculées, de tous les pays où va le Banian. Des bouddhistes y viennent du Népal, du Tibet, de la Birmanie. Les vieillards, les moribonds, les malades s'y font porter de fort loin.
1. Tels aont le Mathurâ-Mâh. (Varâha-P.), le Gayâ-Mâh(V êiyu et Agni-P.), le Kâçi'Khànda^ VUtkala-Khanda, le Prabhâsa-Khanda (description^, Tun de Bénarès; Tautre des sanctuaires d'Orissa, notamment de celui de Jagannâtha ; le troisième de Girnar, Dvâraka et Somnâtb, dans la presqu'île de Gujarât), qui passent pour des portions du Skanda-Purâna. La plupart de ces morceaux sont des interpolations. Il y a en outre un grand nombre de Mâhàtmjas qui forment des ouvrages à part. Chaque sanctuaire un peu important a le sien, et parfois tous ceux d'une province ont été fondus dans des compilations dont quelques-unes, telles que le Ttrthasangraha kashm!* rien, paraissent avoir une véritable valeur pour la géographie hisio^ rique. Cf. G. •Bûhler, ap. Journ. of the Roy. As. Soc. Bombay, t. XII, extra number, p. 58.