‹ Les religions de l'IndeChapitre 40 sur 109 · Gatap. Br. III, 1, 1, 4. Cf. Tailt. Samh. VI · texte numérisé non relu

Gatap. Br. III, 1, 1, 4. Cf. Tailt. Samh. VI

2. Cf. R. Friederich, An account of the hlaiid of 5a/i,- ap. Journ. of the Roy. As. Soc, new séries, t. VIII, p. 168. Les altérations doivent être considérables, puisque, au dire de l'auteur, ces écrits sont en çlokas et en pur sanscrit. Le mémoire de M. F., continué flans le t. IX du Journal, est plein de renseignements curieux sur le brahmanisme à Bali. L'introduction de la culture hindoue dans les îles deTarchipel est ancienne, puisque déjà dans Ptolémée le nom de Java est indien. .Probablement les premiers intermé-» diaires furent les bouddhistes. Mais toute l'ancienne histoire de ces îles est obscure : le caractère des plus vieilles inscriptions est à peu près le même que celui qui était en usage au cinquième siècle sur la côte de Coromandel. Cf. Kern, Ooer het Opschrtft van Djamboe, Mémoires de l'Académie d'Amsterdam, 1877.

assez semblable, puisqu'elle tendait en définitive à remplacer par des conceptions philosophiques ces mêmes dieux qui d'autre part s'effaçaient de plus en plus derrière les conceptions rituelles; Ces deux tendances, (Jéjà sensibles l'une et l'autre dans les Hymnes, n'en étaient pas moins contraires, et il est probable qu'elles ne prévalaient pas exactement dans les mêmes milieux. Il y a en effet des traces d'une certaine opposition entre les. hommes du rite et ceux de la spéculation, opposition assez semblable à celle qui plus tard divise encore parfois leurs successeurs respectifs, les penseurs mystiques de Vôdânta et les casuistes de la Mîmânsâ. D'^jUeurs sur le terrain de la pensée pure les brahmanes n'étaient pas seuls maîtres, comme ils l'étaient sans conteste en tout ce qui touchait aux rites. Ici ils avaient des rivaux parmi tous ceux qui étaient capables de s'intéresser aux choses de l'esprit et, comme ils n'étaient les gardiens d'aucune orthodoxie, comme à aucun degré ils n'avaient charge d'âmes et ne prétendaient au rôle de directeurs des consciences, ils n'ont pas cherché à déguiser cette collaboration. Us nous ont conservé eux-mêmes le souvenir de rois leur faisant la leçon*, defemtnes intervenant dans leurs discussions et embarrassant les plus fameux docteurs parla profondeur de leurs objections^.On ne saurait douter toutefois ni du rôle prépondérant des brahmanes dans l'élaboration de ces doctrines, ni de leur diffusion graduelle dans toutes les écoles brahmaniques. Le talent de la controverse devint une des premières conditions de l'éclat théologique, du brahmavarcas et, dans la littérature de chaque école, une place plus ou moins grande fut réservée à la spéculation.

Les traités qui nous ont conservé ces vieux philosophoumènes, portent le nom àHJpanishads ou d'Instructions. Sous ce titre il nous . a été transmis une volumineuse littérature 'en grande partie apocryphe et datant de toutes les époques des religions sectaires. Il y a des Upanishads vishnouites, des Upanishads çivaïtes, dès Upanishads mystiques de toute sorte, jusqu'à une AUah-Upanishad^y destinée à glorifier le rêva d'une religion universelle caressé par l'empereur musulman Akbar à la fin du seizième siècle. Le nombre de celles qu'on a cataloguées jusqu'à ce jour, s'élève après de deux cent cinquante*. Mais dans cette masse hétérogène, qu'on ne parvien-

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