‹ Les religions de l'IndeChapitre 41 sur 109 · Brihadâr. Up. III, 6; III · texte numérisé non relu

Brihadâr. Up. III, 6; III

3. Publiée parRâjendralâla Mitra dans le Journ. of the As. Soc. of Bengal, t. XL, p. 170. Pour ces tentative religieuses d'Akbar, vid. Dabistan, ch. X, t. III, p. 48 ss,, trad. Schea et Troyer. Cf. H. H. W ilson, Account of Ihe relu gious innovations attempted by Akbar , ap. Select Works, t. II, p. 379. •

4. Pour les différentes listes de ces écrits, voir A. Weber, Indische Literaturgeschichte, p. 171, 2e éd. A cette Ûate (1876) M. Weber était arrivé à un chiffre total de 235. De ce nombre, plusieurs, tels que le Purushasûkta, le^ Çatarudriya etc., ne sont que des fragments prig dans différents ouvragesvédiques. — La première connaissance des Upanishads est due à Anquetil du Perron, qui publia au commencement du siècle la traduction latine d'une version persane de 50 de ces traités : Oupnekhat id est secretum tegendum,.

dra peut-être jamais à classer d'une manière entièrement satisfaisante, il y en a un petit nombre qui font, ou pour lesquelles il est établi qu'elles ont fait partie intégrante d'un corps d'écrits védiques, presque toujours d'un Brâhmana. En en ajoutant une ou deux autres d'une provenance plus incertaine, mais d'un caractère également archaïque, on obtient une dizaine au plus de textes qu'on peut regarder comme les Upanishads anciennes*. De ce nombre il n'est pas une •seule peut-être dont la rédaction soit antérieure au bouddhisme : • jusqu*à un certain point ce sont même là les documents les plus sûrfe et les plus directs que nous ayons pour reconstituer le milieu dans lequel s'est développée la religion nouvelle. Mais, dans l'ensemble, ces Upanishads résument une tradition bien plus ancienne et qui se rattache sans discontinuité à l'origine môme des écoles brahmaniques. Dans la littérature védique elles constituent le Jndnakânda, la section spéculative, en opposition avec le reste du Vêda désigné par le nom de Karmakânda^ la section pratique.

Les doctrines consignées dans ces livres, dont quelques-uns sont plutôt des recueils que des traités, ne forment pas un tout homogène. A côté de Vues profondes et qui témoignent d'une singulière vigueur de pensée, elles comprennent une grande quantité d'allégories et de rêveries mystiques relatives sôiF à la mythologie, soit au rituel, et qui semblent dénoter tout le contraire. Mais, même débarrassées de ces éléments parasites et réduites à' la partie proprement philosophique, elles sont loin de constituer un système. Elles ne se relient pas entre elles et, pour les pro-

opus corkinens antiquissiman et arcanam.,. doctrinam eIVsacris Indàrum libris excerptam 9 ArgentoraXi, 1801-1802, 2 vol. in-4o. Dans l'analyse qu'il a donnée de cet ouvrage (Ind. Studien, t. I, II, et IX), M. A. Weber a refait la traduction, publié et commenté le texte de plusieurs des traités compris dans la collection d'Anquetil. On doit au même savant une édition avec traduction commentée de la Râmatâpanîya-Up, (Mémoires de TAcadémie de Berlin, 1864, p. 271). —r Les principales Upanishads ont été plusieurs fois publiées : les éditions toutefois les plus comn^odes et les plus répandues sont celles de la Bibliotheca Indica, toutes accompagnées de commentaires et quelquesunes de traductions. Cette collection comprend jusqu'ici ; Brihadâranyaka, Chândogya\ Iça, Kéna, Katha^ Praçna^ Mundaûa, . Mândûkya, Taittiriya, Aitareya, Çvêtâçvatara, Gopâlatâpaniya, Nrisinhatâpanîya, Shatcakm, Kaus^ hitaki, Jjdaitri, Plus 29 des petites Upanishads rattachées plus particulièrement à l'Atharva-Vêda ; Ciras, Garbha, Nddavindu^ Brahmavindu, Anfiritavindu^ Dhyânavindu, Tejovindu, Yogaçikhâ^ Brahma, Prânâgnihotra, Nila^ rudra^ Kantaçruti^ Pinda, Atma, Râmapurvatâpaniya^ Râmottaratâpaniya, Hanumadukta-Râma^ Sarvopanishatsâra, Hansa^ Paramahansa, Jâbâla, Kaivalya.

Les principales Upanishads, celles qui ont été commentées par Çankara, ont été l'objet d'un travail très complet et très méritoire à tous égards de M. P. Regnaud : Matériaux pour servir à Vhistoire de la philosophie de VInde (forme les fascicules XXVIII et XXXIV de la Bibliothèque de l'École des Hautes-Études) 1876-1878.

1. Brihadâranyaka. Chândogya, Kaushîtaki^ Iça, Kêna, Katha, Praçna, Aitareya, Taittirîya, Mundaka, Mândûkya. Du moins est-ce en faveur de ces textes que se réunissent le plus de probabilités.

blêmes permanents de la pensée humaine, Dieu, Thomme, Funivers, elles impliquent plusieurs solutions radicalement opposées. Ces solutions sont en môme temps déjà si élaborées en quelques-unes de leurs parties, qu'il est souvent difficile et, dans un exposé sommaire comme le nôtre, presque toujours impossible de déterminer au juste ce que les âges suivants y ont ajouté d'essentiel. La tâche principale des héritiers de cette vieille sagesse, sera d'opérer un triage dans cette confusion, de reporter méthodiquement ces éléments disparates à des doctrines distinctes, surtout de trouver pour chacune de ces doctrines un mode d'exposition approprié et définitif. On obtiendra ainsi trois au moins (Sânkhya, Yoga et Vêdânta) des différents systèmes ou darçanas qui, fixés à une époque indéterminée et au nombre de six principaux en des manuels appelés Sû^m^, constitueront la philosophie officielle de l'Inde*. Mais, en dehors de l'école, ce pays n'en restera pas moins attaché de cœur à la manière de philosopher des Upanishads. Ses sectes y reviendront les unes après les autres. Ses poètes, ses penseurs mômes se plairont toujours à ce mysticisme aux allui'es indéterminées et pleines de contradictions. En spéculation comme en tout le reste, l'éclectisme poussé jusqu'à la confusion semble être la fopme môme de la pensée hindoue.

Voici maintenanf une analyse sommaire de celles d'entre les doctrines des Upanishads qui relèvent plus spécialement de l'histoire religieuse : nous indiquerons en môme temps, pour n'avoir plus à y revenir, les développements essentiels qu'elles ont reçus dans les systèmes proprement dits. Tant que les Upanishads font de la philosophie purement objective, ce qui leur arrive du reste rarement, leurs idées sont assez faciles à cl2|.sser et à ramener à des cadres connus. Leur cosmogonie par exemple, et nous pouvons ajouter celle des Brâhmanas en général, ne fait que développer les solutions déjà entrevues dans les Hymnes. Tantôt c'est un premier ôtre conçu comme personnel, Prajâpati ou un équivalent (une fois Mrityu^, la Mort) qui, las ôe sa solitude, « émet », c'est-à-dire tire de lui-môme tout ce qui existe, ou l'engendre après s'être dédoublé en une moitié mâle et une moitié femelle^. Tantôt*ce premier être personnel et créateur est représenté

1. L'exposition générale la plus substantielle et la plus sûre dos systèmes philosophiques hindous, est toujours encore celle faite par H. T. Colebrooke dans ses fameux mémoires On the philosophy of the Hindus, lus de 1823-1827 aux réunions de la Royal Asiatic Society, publiés dans les t. I et II des Transactions et réimprimés dans les MiscelUineous Essnys, Aujourd'hui les Sûtras fondamentaux des 6 principaux systèmes, Sânkhya, Yoga, Nyâya, Vaiçeshika, Mîmûnsâ et Vêdântâ, ont tous été publiés à diverses reprises, notamment de 1851-1854 dans les éditions d'AIlâhâbâd et de Mirzapour, où le texte est accompagné d'une traduction anglaise. A l'exception des Yoga- Sûtras, ils sont également édités, textes et commentaires, dans ia^ibiiotheca Indica. Toutefois, Pédition des Mîmânsâ-Sûtras n'est pas achevée.

Page 1