III, 30, éd. Bohlem
4. G. Biihler, ap.. Journ. of the Roy. As. Soc. Bombay, t. XII, extra number, p. 76,
mythologie propre. Gomme objet d'un culte particulier et bien défini^ il paraît être assez récent. Ce n'est guère qu'à partir du dixième siècle que l'invocation ex œquo de Çiva et de Visbnu est' attestée avec une certaine emphase dans les inscriptions ^, et Harihara lui-même n'y apparaît pas avant la fin du treizième. Il serait bien plus ancien toutefois si on était sûr, d'une part, que l'hymne en son honneur contenu dans le Harivamça^ faisait déjà partie de la rédaction primitive de ce poème (il en existait une dès le sixième siècle^), et, d'autre part, que les sculptures du grand hypogée de Bâdâmi, où ce dieu est figuré *^, sont contemporaines de l'établissement de ce sanctuaire, qui est également du sixième siècle. Quoi qu'il en soit, à partir du quatorzième siècle, son culte est fort répandu dans le Dékhan, particulièrement dans le Maïsour, et encore aujourd'hui Harihara est une des divinités les plus populaires du pays tamoul*'''.