‹ Les religions de l'IndeChapitre 69 sur 109 · III, 30, éd. Bohlem · texte numérisé non relu

III, 30, éd. Bohlem

4. G. Biihler, ap.. Journ. of the Roy. As. Soc. Bombay, t. XII, extra number, p. 76,

mythologie propre. Gomme objet d'un culte particulier et bien défini^ il paraît être assez récent. Ce n'est guère qu'à partir du dixième siècle que l'invocation ex œquo de Çiva et de Visbnu est' attestée avec une certaine emphase dans les inscriptions ^, et Harihara lui-même n'y apparaît pas avant la fin du treizième. Il serait bien plus ancien toutefois si on était sûr, d'une part, que l'hymne en son honneur contenu dans le Harivamça^ faisait déjà partie de la rédaction primitive de ce poème (il en existait une dès le sixième siècle^), et, d'autre part, que les sculptures du grand hypogée de Bâdâmi, où ce dieu est figuré *^, sont contemporaines de l'établissement de ce sanctuaire, qui est également du sixième siècle. Quoi qu'il en soit, à partir du quatorzième siècle, son culte est fort répandu dans le Dékhan, particulièrement dans le Maïsour, et encore aujourd'hui Harihara est une des divinités les plus populaires du pays tamoul*'''.

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