‹ Les religions de l'IndeChapitre 8 sur 109 · VIII, 48, 3; IX, 113, 7-11; VIII, 48, 7; 79^2, 3, 6;.I · texte numérisé non relu

VIII, 48, 3; IX, 113, 7-11; VIII, 48, 7; 79^2, 3, 6;.I

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rend les eaux fécondes, qui nourrit et.pénètre de vertus salutaires les plantes dont il est le roi, gui vivifie la semence des hommes et des animaux, qui inspire le poète et donne l'élan à la prière*. Il a engendré leCâel et la Terre, Indra, Vishnu. Avec Agni, avec lequel il forme un couple étroitement uni, il a allumé le soleil et les étoiles 2. Il n en est pas moins la plante que l'acolyte broie sous la pierre et le liquida jaunâtre qui dégoutte dans la cuve^.

Chez les autres divinités, le caractère physique est plus effacé. Parfois, il ne s'est conservé que dans le mythe ou dans un petit nombre d'attributs et, là même, il n'est pas toujours facile de le déterminer avec précision. Pour la conscience religieuse ce sont des dieux personnels et, en général, la personnalité est d'autant plus accentuée et plus complexe, que le dieu est plus grand. Indra, celui de tous qui est invoqué le plus souvent, est le roi du ciel et le dieu ♦ national des Aryas*. Il donne la victoire à son peuple et il est tou-

jours prêt à prendre en main la cause de ses serviteurs. Mais c'est au ciel, dans l'atmosphère, qu'il livre ses grandes batailles pour la délivrance des Eaux, des Vaches, des Epouses des dieux retenues captives par les démons. C'est là qu'ivre de soma, il frappe de sa foudre. Vritra l'Enveloppeur, Ahi le Dragon, Çushna le Dessécheur et une foule d'autres monstres ; qu'il brise les forteresses d'airain de Çam- J)ara, le démon à la massue, la caverne deVala le Receleur, et que, guidé par Saramâ, sa chienne fidèle, il vient, enflammé par le chant des Angiras, arracher leur larcin aux rusés Panis^. Ces combats, représentés tantôt comme des faits d'un passé lointain, tantôt comme une lutte permanente qui se renouvelle chaque jour, il les livre parfois avec l'aide d'autres dieux, de Soma, d'Agni, de son camarade Vishnu ou de ses gardes du corps les Maruts^. Mais plus souvent il combat seuF et, en effet, il n'a pas besoin qu'on le secoure, tant sa force est immense et la victoire peu disputée s. Une seule fois, il est parlé de la terreur qui le saisit après la mort de Vritra, « quand, semblable à un faucon effrayé, il s'enfuit jusqu'au fond de l'espace par-dessus les quatre-vingt-dix-neuf rivières^, » et encore, dans cette fuite, la littérature postérieure qui en a gardé le souvenir, ne voit-eîle

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