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Ibid., ch. xv-xvi.i

154 LES RELIGIONS DE LlNDE

Çiva, la seule- aussi dont nous ayons des témoignages nombreux et positifs, est celle du Soleil. Depuis les temps védiques, le Soleil n'a pas cessé de faire grande figure dans le panthéon ainsi que dans la littérature poétique et religieuse de l'Inde. Une grande partie du Bhavishya-Purâria lui est spécialement consacrée*. La tracé de sou culte se trouve sur les monnaies des rois satrapes qui ont régné sur le Gurjarât avant l'ère chrétienne^. Plus tard, dans la même région, . un au moins d'entre les rois de Valabhî est qualifié dans les inscriptions, d'Adityabliakla^ d'adorateur du soleil^. Un peu plus, vers le nord, à Multân dans le Penjâb, s'élevait le temple de ce dieu, le plus célèbre de l'Inde, dont Hiouen-Thsang et les écrivains musulmans ont décrit les splendeurs^, et qui n'a été définitivement détruit que sous Aurangzeb. li'autres sanctuaires se trouvaient à Gwalior en Râjastan»"^, au Kashmîr^, en Orissa'. Peut-être des influences iraniennes n'ont-elles pas été étrangères à l'organisation de ce culte pendant le moyen âge^ : en tout cas l'onomastique à elle seule prou verait combien il a été en faveur dans l'Inde entière. Enfin le soleil a été de tout temps le dieu en quelque sorte professionnel et familial des astronomes et des astrologues, qui manquent rarement de l'invoquer au début de leurs écrits. De nos jours, il n'y a plus d'âdltyabliaktds ou de sauras que dans le Sud, et là même, ils sont peu nombreux. Mais le soleil n'a pas cessé d'occuper une grande place dans les prières des Hindous. Bien peu de brahmanes surtout commencent leur journée sans le saluer avec la vieille formule, maintenant peu comprise, de la Sâvitrî, et, dans l'imagination de ces peuples, il est resté comme le symbole même de la divinité. Quand l'évoque

• Heber questionna Svâmin. Nârâyana sur la nature de son diçu, celui-ci répondit en exhibant une image du soleil^. On ne lui bâtit

• plus de temples, mais on lui consacre encore des idoles et il a sa place comme dieu synèdre dans beaucoup de sanctuaires du

1. Cf. les extraits de ce Purâna, ap. Aufrecht, Catalogue de la Bodléienne^ p. 31 ss.

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