MÉRIDIONAL
supérieur
Rhinocéros étrus-
que, cheval de
Stenon, etc.
L EPOOUF. GLACIAIRE
Ce second coup de sonde dans les terrains pléislocènes a fait plus que de confirmer nos premières conclusions : il a restitué les conditions climatëriques avec lesquelles nos ancêtres ont dû compter, et les espèces animales qui, on le verra plus tard.
Fig. 14. — Second exemple de stratigraphie. Coupe du gisement de Castillo (Pyrénées cantabriques). Les niveaux, séparés par de minces couches de limon, se succèdent régulièrement depuis le moustérien (A), jusqu'au néolithique. 'JJaprès H. Breuil et H, Obermaier, Anthropologie, t. XXIII, p. 10).
ont joué dans leur existence et dans leur Religion, un rôle prépondérant ^'\
39. A plusieurs reprises, nous avons fait allusiotn au système de deux gcoloirues allemands, MM. Penck et Brûckner (cf. supra, p. 14, note 2b), dont les conclusions battent en brèche celui que nous venons d'exposer d'après les travaux du professeur Boule. Cette théorie nouvelle a exercé une trop grande influence, et elle entraîne, au point de vue de l'ancienneté de l'homme en Europe, des conséquences trop graves pour qu'il ne soit pas opportun de la signaler ici.
Le systèmie de MM. Penck et Biuickner comporte un triple aspect: géologique, paléonlologique et anthropologique. En géologie, il atTirme l'existence de quatre périodes glaciaires dans les Alpes (u. sup. p. 14). — En paléontologie, il professe l'hypothèse du retour périodique des climats et des faunes. Le climat cont-emporain d'une extension glaciaire est celui de la fnunrira ffroid et humide"). A ce climat succè<le régulièrement une température caractéristique du régime des forêts (chaude). Enfin, aux approches d'une nouvelle extension des glaces, apparaît le climat des steppes (froid et sec). A chacun de ces climats correspond une faune spéciale. Au régime des toundras la faune froide à FJfphas primigenius. Rhinocéros lichorhinus, Rangifer tarandus. Au régime des forêts, une faune chaude h Elephas antiquus. Rhinocéros Mercki, Cervus elaphus. .\u régime des steppes, une faune à Eîephan primigenius, Rhinocéros lichorhinus, Equus caballns et à petits mammi-
L HABITAT ET LES RACES
C'est avec cet homme que nous allons lier connaissance. Du reste, nous nous garderons bien d'oublier les données précé-
fères rongeurs. Ce cycle se renouvelle à chaque période glaciaire. Ainsi, par exemple, la faune chaude qui, dans le système classique, est associée au chelléen, reparaît à toutes les phases interglaciaires, intercalée entre la faune des îoiindras et celle des steppes. — En anthropologie, le nouveau système modifie encore les données généralement reçues parmi les savants français. Tandis que, pour M. Boule, Thomme n'est apparu que postérieurement à la 3^ glaciation (rissien), P. et B. le font apparaître entre l'invasion mindélienne et l'invasion rissienne. Le moustérien est, ou contemporain de l'invasion rissienne ou lui est antérieur. Le solutréen est antérieur au wiirmien. Quant au magdalénien, après avoir été jadis assigné par les deux géologueis allemands ti l'interglaciaire RissWûrm, il a été reporté, depuis, à la période postglaciaire. Ainsi l'antiquité de l'homme se trouve considérablement reculée, comme en témoigne le tableau comparatif que voici :
EPOQUES
PENCK ET BRUCKNER