LI..-5 GHAVLKES ET LES PEINTURES
deux sauvages qui, par le plumage de leur coiffure, font songer aux Peaux-Rouges de l'Amérique du nord". Les images humaines de la Yiéja et de Cogul forment donc un groupe à part dans l'art quaternaire, bien que leur technique soit identique à celle des autres régions plus septentrionales (|jV/. 79-80, p. 140).
De ce rapide aperçu, nous l'avons dit, nous avons peu de chose à moissonner au point de vue religieux. Deux faits cependant sont à retenir, ou plutôt deux conjectures assez probables. Ih est possible qu'à l'époque quaternaire, un sens religieux ait été allribué aux trophées de chasse. La tête de Bison gravée sur l'outil de Raymonden en compagnie de deux pattes séparées est un trophée de ce genre. Au Porlel (Ariège), des ramures de cerf isolées ont été peintes sur les parois de la caerne^'*. A la Grotte du Prince (Grimaldi), des monceaux de ornes enchevêtrées avaient été placés en évidence sur des sailies rocheuses ^^. Le trophée pourrait donc bien être en rapport vec le culte des animaux.
Nous constatons en outre qu'il existait à l'âge du renne, des danses i'eligieuses. Les femmes de Cogul, groupées en des poses hiératiques autour d'une idole, sont un premier exemple de cette coutume. Les deux grands sauvages d'Alpera sont aussi vraisemblablement des danseurs. Et peut-être conviendrait-il d'interpréter dans le même sens les théories de silhouettes humaines gravées sur les outils de Raymonden et de Gourdan, IH^Et comme, à Raymonden, la procession des silhouettes est connexe à un trophée de chasse, il est permis de supposer que les chasseurs paléolithiques exécutaient des danses rituelles autour de ces trophées. Tout cela demeure hypothétique. Néanmoins, dans un instant, nous allons acquérir la quasi-certitude que l'usauc d('s danses sacrées était familiei" à nos troglodytes. Il n'était donc pas superflu d'enregistrer les premiers indices que nous venons de recueillir à ce propos.
est reproduit par Breuil, Anthrop. t. XXIÎT. i)l;inrhe faisant face à la p. 562.
2.3. Outre rimaere anthropoïde reprise utt'>e //;/. 20h (p. 363), le Mas^ d'Azil avait donné à M. Piette un os portant une gravure humaine (Cf. Anthropologie, t. XV p. 141) ; reproduit par S. Reinach, Répertoire..., op. cit., p. 147, n° 4.