II. MOxNDE PALÉOLITHIQUE
Ji3, p. 403), puisque, nous dit le P. Vincent, << il n'est uuère d'objets en Palestine qui ne puissent être substitués tout a fait strictement aux types correspondants de l'industrie Gauloise^*. » Notons quelques divergences. Si, de même qu'en Algérie et en Egypte, l'harmonie existe aux premières phases ( heiléenne, acheuléenne et moustérienne), elle n'est plus aussi accentuée aux phases du paléolithique supérieur. Le solutréen n'est pas représenté ; les types les plus caractéristiques de l'aurignacien et du magdalénien font défaut. « Une base sérieuse de classification manque donc jusqu'à présent, pour les derniers âges du paléolithique en Orient, et on comprend qu'une industrie trop restreinte et assez mêlée, laisse dans l'incertitude'^ »
L'un des exemples les plus frappants de cette incertitude nous est fourni par la célèbre grolte d'Antélias, où furent trouvés les restes d'un squelette préhistorique. Le P. Zumoffen. l'auteur de la découverte, après avoir assigné la station au néolithique, l'a reportée depuis à l'aurignacien, tandis que M. Charles Peabody semble plutôt se prononcer pour le magdalénien^^. Toutefois une conclusion importante ressort nettement de la masse des faits accumulés : l'Homme a vécu en Syrie et en Palestine aux temps préhistoriques.
Si nous nous enfonçons plus avant dans les profondeurs du continent asiatique, nous rencontrerons les gisements de l'Ile de Ceylan. Les pièces qu'on y trouve présenteraient, d'une manière frappante, tous les caractères des petits et fins silex de l'époque magdalénienne. Il en serait de même des silex de Sumatra ^^ Ici et là, les étages paléolithiques plus anciens manquent absolument. Aucun certificat géologique et paléontologique n'accompagne ces vestiges.
Ni la Mongolie, ni la Mandcbourie, ni la Corée, ni le Japon