Cl". Anlhropologu'., t. XIX, p
LA CIVILISATION PALEOLITHIOLE
Nos hommes ne furent pas pris de court ; saisissant de grosses pierres, ils se postèrent sur le sommet de la barricade et de là, ils lapidèrent les importuns. Les squelettes des deux cadavres ont été retrouvés en place, avec les pierres qui servirent à les écraser '^''^.
Le nomadisme des quaternaires s'atteste par d'autres signes, assez inattendus. Il existe des espèces de coquillages qui ne vivent que dans les eaux de la Méditerranée, et d'autres espèces qui ne vivent que dans les eaux de l'Atlantique. Si donc nous constatons la présence d'espèces méditerranéennes dans des
f'ig- 59- — Les phases de l'art pariétal. Première phase : Dessins linéaires. Silhouettes de biches peintes en rouge.
Caverne de Castillo. Cf. Grottes cantabriques^ p. 129.
régions proches de l'Atlantique, ou réciproquement, nous conclurons que ces espèces, n'ayant pu faire toutes seules le voyage, ni par terre, ni par mer, ont été transportées par des voyageurs. Et c'est ce que les fouilles ont prouvé. Pourquoi le squelette de Laugerie-Basse (Dordogne) portait-il un collier formé de coquilles méditerranéennes ^^ et le squelette de Cro- Magnon un ornement confectionné avec des coquillages océaniques^^. Pourquoi, à Grimaldi (Côte-d'Azur), les gisements ont-ils fourni des coquillages péchés sur les rivages de l'Atlantique ^® ? Et comment se fait-il qu'à Pont-à-Lesse, en Belgique,
, 36; Groîtes de Grimaldi, I, i,; pp. 50-51.
37. E. Rivière, De Vanliquilé de Vhomme dans les Alpes-Maritimes, p. 305-306. Cf. E. Cartati.hac, la France préhistorique, p. 110.