Cf. AUamira, op. cit., np
Les Relieîons de la Préhistoire. 7
LA CIVILISATION PALEOLITHIQUE
d'une occupation aussi absorbante. Or, la représentation des végétaux occupe une place infiniment restreinte sur les objets et sur les parois des cavernes ^^ (fig. 82 à 86, p. 150). Encore eston parfois obligé de se demander si quelques-uns de ces rares végétaux ne sont point des flèches plus ou moins empennées, tellement l'image est vague et imprécise.
On objectera, il est vrai, que les troglodytes avaient des aiguilles ; des cousoirs formés de plaques d'os criblées de petits trous et qui ont joué le rôle des dés en métal dont les couturières se servent pour pousser leurs aiguilles (lUj. 88, p. 150). M. Piette croyait avoir identifié certaines baguettes semi-convexes et coupées de sillons obliques, avec des navettes de tissage ^'^ {fig. 87, p. 153). Ce matériel prouve tout au moins que les quaternaires avaient du fil ; et ce fil ne provenait-il pas de plantes textiles cultivées avec soin?
La conclusion dépasse les prémisses. Les navettes de M. Edouard Piette demeurent aussi hypothétiques que les chevêlres de Solutré, de Saint-Michel d'Arudy, etc. Les baguettes semi-convexes peuvent n'avoir pas été des navettes, et il en est, parmi ce lot, qui ont sûrement reçu une destination différente ". Plutôt que de risquer des explications aventureuses, il vau( mieux respecter l'anonyme des faits qui ne parlent pas. CVsl la règle d'or de la Préhistoire.
Restent les aiguilles et les cousoirs. Ils ont sûrement servi à la confection des vêtements. Mais quelle était la matière première de ces vêtements ? Il est bien difficile d'en décider. En 1872. M. Gérardin, professeur de chimie, «examina au microscope quelques échantillons de la terre recueillie au conta ri des squelettes de la grotte du Cavillon et du Baousso cla Torre à Grimaldi '"'. Cette analyse révéla la présence de débris de poils d'animaux. Ces poils microscopiques suggéraient l'hypothèse que les cadavres avaient été recouverts de peaux au jour de