Cf. Piette, VArt pendant l'Age du Renne, passim
49. M. l'abbé Breuil, qui a éfucîié, dans la collection du marquis de Vibraye, plusieurs de ces baguettes, ne se prononce pas sur leur destination. Peut-être étaient-elles accolées, deux par deux, par leurs faces planes. Cf. Anthropologie.^ t. XVIIÏ, p. 31.
50. La lettre que M. Géi'ardin adressa, sur ce sujet, à M. Piivière, est citée in-extenso, dans l'ouvrage de ce d-ernier, p. 217 et suiv.
LE CHASSEUU yi^AlllUXAlUi;
N'ur cnsevelissenienl. G'esl à peu près tout ce <fue nous savons sur la matière dont les vêtemenls qiuilernaires «'«laienl confectionnés. Les deux squelelles d'enfants découverts dans la grotte de même nom, à (îrimaldi. portaient bien un pagne, une sorte de jupon orné de milliei's de petits cocpiillages (nassa nerilra}. ho même les femmes peintes sur les frescpies de Cogul '"', ont
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Fig. 60. — Les phases de l'art pariétal. Signes se rattachant à la première phase. Les < mains > de Santian. Cf. Grottes Cantabn'çues, p. 29.
Kig. 61. — f tient . Quelques-uns des grands signes rouges peints sur le plafond de la caverne d'AItamira, Cf. Altaniira, p. 71.
des jupes atlachées directemeni à la laille et s'arrêlanl un peu au-dessus du genou. Plusieurs s«'mblenl avoir la tête recouverte <l un bonnet. Mais ces pagnes, ces jupes, ces bonnets étaient-ils en tissu ou en peaux assouplies? Nous n'en savons rien. En .somme, un seul fait demeure acquis. Les troglodytes .savaient coudre. Ils avaient donc du fil. Ce fil pouvait être d'origine
5L Cf. Anthropolo(ftr, l. .\.\, [>. If» et suiv
animale ou végétale. Même dans ce dernier cas, il n'est nullement obligatoire de supposer que l'iionime quaternaire se livrait à une culture intensive des plantes textiles. La simple cueillette des plantes sauvages pourvoyait largement à ses besoins. Quant aux plantes destinées à la nourriture, il n'en est pas question.
Et maintenant il nous est loisible de restituer l'art quaternaire à la civilisation qui lui sert de cadre. Cet art est l'expression saisissante du milieu social qui l'a enfanté. Si, en effet, les images de végétaux sont clairsemées et imprécises, à l'époque du Renne, la figuration des animaux est prodigieuse ; elle est accaparante. Elle témoigne, elle aussi, que toute l'attention, que toute la vie de l'homme paléolithique était tendue vers la chasse avec un exclusivisme presque absolu. Les qualités de cet art, dont la désespérante uniformité, quant au choix des sujets, ne doit pas nous faire oublier l'extraordinaire exactitude, dérivent de ce fait primordial. Pour ces graveurs et pour ces peintres, l'animal n'avait plus de secret. Ils étaient au courant de ses mœurs, de ses habitudes. Aucun détail de sa structure, aucune de ses poses familières ne leur avaient échappé. Le lion de la Clotilde qui, bien que grossièrement ébauché, entr'ouvre une gueule énorme et expressive ^/ig. 58, p. 93), le cheval de Teyjat, saisi en. plein galop, et représenté avec la fidélité rigoureuse d'un instantané "- ''lig. 207, p. 368); les bœufs mugissants, les bisons d'Altamira debout, accroupis, couchés avec indolence ilig. 89, p. 159) ou ramassés sur eux-mêmes, prêts à bondir ; les biches et les cerfs de Pair-non-Pair et de Covalanas (lig. 90, p. 104) qui tournent vers le danger une tête inquiète ; l'ours deFont-de-Gaume(iFi<7. 91, p. 166), campé sur son arrière-train; le sanglier d'Altamira qui s'enfuit éperdument les pattes déjetées en avant et en arrière (lig. 92, p. 170) ; tant d'autres exemples que l'on pourrait citer nous montrent que cet art animalier n'a point d'autre secret que l'orientation générale de l'existence du chasseur quaternaire.
Mais, — ■ et ceci est capital — observons que l'homme de cette civilisation n'est pas un dégénéré. Il ne piétine pas sur place. Il ne s'immobilise point dans des moules vétustés. Il s'anime.