‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 46 sur 194 · Cf. UÉCHELETTE, OD. cit., p · texte numérisé non relu

Cf. UÉCHELETTE, OD. cit., p

51. Em. Cartailhac et H. Breuil; art. cil. Anthropologie, tome XIX, (1908), p. 41 et saiv.

52. Cf. La caverne d'AItamira, op. cit., p. 218 et suiv. Cf. Spencer et Gii-iEN, The northem Trihes of Central Australia, op. cit., oh. vu, p. 226 et suiv.

53. Les exemples abondent. Nous en rapporterons plusieurs lorsque nous traiterons de la valeur religieuse de l'art quaternaire (ch. v).

54. Cf. La caverne de Fonl-de-Gaume, op. cit., p. 15, note 2.

LIMiTKS ET REGLES DE LA METHODE ETIINOGUAFIIIOUE

cheniinemeiils mystérieux, rejoint la culture des primitifs do la préhistoire.

Ce fait, une fois admis, entraîne un corollaire capital pour la suite de nos recherches. Si les primitifs de la Préhistoire sont morts et ne nous ont laissé de leur passage que des vestiges sans âme, les primitifs actuels sont vivants. Les manifestations extérieures de leur activité peuvent encore être reliées au mécanisme mental qui les a produites. Et si, parmi ces signes sensibles, il en est qui intéressent la religion, avec ses croj^ances, avec ses

Fig. 71. — Les phases de l'art pariétal. Gravures se rattachant à la troisième phase. Les bœufs de la Loja. (Cf. Grottes cantahriques^ p. 56). Longueur totale : i m. 70.

ites, la psychologie religieuse de l'homme quaternaire aura cessé de nous être inaccessible. La similitude des effets nous autorisera à invoquer la similitude des causes. Et peut-être les débris, roulés dans les alluvions glaciaires, touchés par la baguette évocatrice de l'Ethnographie, se mettront-ils à parler.

La perspective est séduisante. Ne nous berçons pas d'espoirs prématurés. Autant le principe fondamental de la méthode ethnographique est clair, indiscutable, autant ses applications pré-

sentent le IJanc à des critiques de toute sorte. Il paraît loul simple de transférer, à l'actif de la Préhistoire, les coutumes, les croyances des primitifs actuels. Quoi de plus naturel, quoi de plus obvie, puisque les deux groupes se correspondent et que, suivant l'expression de M. Rivière, les peuplades sauvages sont elles-mêmes « des peuplades préhistoriques » ? Une ou deux remarques préliminaires suffiront à modérer ce facile optimisme.

En premier lieu, si la méthode ethnographique était d'un maniement si aisé, on pourrait, vu l'identité foncière des deux termes de la comparaison, faire table rase des documents de la Préhistoire. Le Primitif a été tiré à deux exemplaires dont l'un est sous nos yeux, tandis que l'autre se perd dans la nuit des temps. A cela près, les deux images se recouvrent. Dès lors, il importe peu que les fragments du premier exemplaire soient peu nombreux ou peu explicites. On leur sait gré d'avoir engagé la science dans une voie inexplorée. Ce sont des poteaux indicateurs. La reconstitution du primitif de la Préhistoire sera l'œuvre presque exclusive de l'Ethnographie. Celle-ci, avec les richesses documentaires dont elle dispose, suppléera à l'indigence des monuments archéologiques.

Nous ne connaissons pas un seul préhistorien qui souscrirait à cette façon cavalière de li'aiter l'Archéologie. Et cela se conçoit. Si l'on commence par écarter, d'un geste dédaigneux, les matériaux qui lui donnent sa raison d'être, la Préhistoire n'a plus d'objet. La Préhistoire est une science. L'Ethnographie en est une autre. Avant de s'essayer à définir les rapports de ces deux sciences, il faut au moins concéder, à chacune, son exis- . lence distincte et autonome. Mais du moment que l'on reconnaît ^ à l'Archéologie le droit de prendre part aux débats, on est con- duit à formuler cette première règle qui coupe court aux interprétations unilatérales, fantaisistes et dangereuses : Parmi les coutumes et les croyances religieuses des Primitifs actuels, celleslà seules peuvent être transposées avec sécurité dans le domaine de la Préhistoire, qui trouvent une pierre d'attente parmi les documents de V Archéologie préhistorique^^. Et déjà, de ce chef,

55. Pour mieux mettre en lumière le sens de celte règle et de celles qui vont être formulées plus loin, nous croyons utile d'ajouter les remarques suivantes :

1" Toute étude sur les Primitifs a pour objet principal de reconsli-

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