Grottes de Grimaldi, op. cit., t. II, fasc. i, p
21. Ibid, t. I, fasc. ii. A noter, dans la faune de Grimaldi, la présence du Renne. M. Rivière en 1887 (op. cit., p. 308), écrivait : « Aucun ossement, aucun débris de renne n'a jamais été trouvé dans les grottes de Menton ». Cette affirmation a été contredite par les résultats des fouilles récentes. Des ossements du Cervus tarandus ont été identifiés par M. Boule, d'abord à la Barma Grande (mandibule, cf. Anthropologie, t. X, p. 449), puis dans les foyers A et F de la grotte des Enfants et dans les foyers A et B de la grotte du Prince. Cette constatation paraît avoir donné lieu à une légère divergence de vues entre M. Boule et M. Cartailhac. D'après Boule, le Renne apparaissant dans les couches précitées de la grotte des Enfants, « il est... très logique de supposer que ces niveaux supérieurs de la grotte sont contemporains de la plus grande extension de cet animal et qu'il faut les rapporter à l'âge du Renne, c'est-à-dire au Pléistocène supérieur )> (op. cit., I, ii, p. 115). D'après Cartailhac, qui se place au point de vue archéologique, « le Renne a beau paraître dans la faune de la grotte des Enfants, ce n'est pas encore l'époque de sa plus grande extension )>. (Ihid.^ II, ii, p. 318). Cette différence d'appréciation, est-il besoin de le dire, n'ébranle en rien la thèse de l'authenticité paléolithique des sépultures de Grimaldi. Les niveaux supérieurs de la grotte des Enfants seraient-ils contemporains de la plus grande extension du Renne, il resterait établi que les squelettes découverts par Rivière dans le foyer G, et par M. de Villeneuve dans le foyer B, sont quaternaires. Si d'autre part on se rappelle que l'industrie aurignacienne se place à l'aurore de l'âge du renne et qu'à Grimaldi la race de Cro-Magnon semble plus vieille qu'elle ne le fut dans la vallée de la Vézère, on sera peut-être porté à croire que les niveaux en question se rattachent non pas au maximum mais au début de l'extension du Cervus tarandus en Europe.