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Anthropologie, t. XIX, p

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lécii '. Knlin, à Griiiialdi (épocjue aiiri^Miaciciine), oii relr()uv<» k' mriiu' usu<»L'. l iio des sépulluivs di' la Hanna (ji'aiido ronfcrmail Irois sqia'IclU's : un liommc dé i^raudc laillc, une feniiiir cl lin adolesœiil. Ils soiil élendiis cùlc à côl»e (//f/. 114, p. '221). Eu ariirre des Irois corps, on observa une paroi, dépassani un peu la longueur des cadavres. KUe avait été taillée verlicalenienl dans un dépôl irrisàlre. La fosse dont celle paroi élail le veslige, avail du pareillc^menl réclamer un gros travail, puisqu'elle devait contenir trois pei-sonnes •'\

33. Revue Anlliropolotjique, novembre 1912. Trois nouveaux squelettes hiininins fossiles i)ar le D*" Caimtan et Peyrony. De ce bref et sul»slaiiliel coiiiple rendu nous extrayons les lignes suivantes : « ... le Saoul dernier, nous avons pu reconnaître, à la base du nioustérien, l'existence de deux petites fosses mesurant Om70 de largeur sur OmSO h 0 Ml. 60 de hauteur, très exactement creusées (en forme denii-sphéricpie) dans le gravier argileux acheuléen sou.s-jacent et remplies d'un mélange, à peu près par parties égales, de la terre noire du foyer moustérien placé au-dessus et du gravier sous-jacent. L'existence de fosses artificiellement creusées et remplies ensuite était d'une évidence absolue «.

34. Grottes de Grimaldi, op. cit., t. II, fasc. i, p. 21. — Il serait fort intéres.sant de savoir si les deux négroïdes de la grotte des Enfants ont été, eux aussi, ensevelis dans une fosse. Il est maltieureusement bien dltTicile d'obtenir, à ce sujet, les précisions désirables. Les cadavres ont-ils été inhumés à l'intérieur du dépôt (Om. 70 à Cm. 75 d'épaisseur), qui séparait le foyer I d«i foyer II, (cf. fuj. 107, p. 209) ? Dans ce cas il y aurait eu, indubitablement fosse. Cette solution paraît avoir été adoptée par M. dk Villeneuve (Grottes... II. ri, p. 261): « Il y avait une fosse », déclare-t-i' sans ambage. Le jeune homme y fut d'abord déposé, puis on la rouvrit, et la femme y fut ensevelie à son tour. Cette fosse était bien creusée dans le dépôt intermédiaire entre les foyers I et H. Toutefois le foyer H n'était pas encore constitué lorsque l'excavation fut ouverte, car on n'a trouvé « ni cendres ni charbon dans les terres qui ont rempli la fosse ». Voilf» qui est net. Les deux corps ont été enterrés au cours de la période requise pour la forirbation de la couche stérile sitnée entre les foyers I et H, et ils se sont trouvés accidentellement en contact avec la cendre du foyer inférieur (L). D'oii il suit que l'inhumation aurait eu lieu î'i un moment où le foyer L était, depuis longtemps, délaissé. Celte version a pour elle d'avoir été suggérée sur place à M. DE Villeneuve, qui, on le sait, dirigea les fouilles avec une attention scrupuleuse. On ne dit pas sur (juels indices positifs elle se fonde. Si, comme à la Barma Grande, on avait constaté l'existence de parois incisées dans la couche stérile I-II. la démonstration serait faite. Elle ne l'a pas été. .\ussi, voyons-nous poindre une autre version, «"elle du ii^ Veknkau. Notons, au préalable, quelques divergences dt^ détail dans h»s r!i|»port< df» M. i»r, Viiiem-lve. Dîms ^ion joiirnnl de

A défaut de fosse, on trouve souvent des pierres ou des os disposés à dessein pour soutenir ou protéger telle et telle partie

fouilles, M. DE Villeneuve déclare que « les deux squelettes reposaient sui' une couche d'argile qui n'avait pas été entamée » (Groltes,... I, I, p. 68). Dans l'historique des fouilles, il observe en outre qu'un crâne humain (un seul) était entouré par une espèce de ciste. Or dans une lettre adressée à M. Verneau, (Grottes..., II, i, 21), ce n'est plus sur une couche d'argile que reposent les squelettes mais sur « une couche de cendres ». Au Congrès de Monaco (t. I, p. 160), formellement, M. DE Villeneuve déclare à M. Déchelette que « les corps reposaient sur la couche cinéritique elle-même ». Il ajoute que la petite ciste recouvrait « les têtes » (et non plus une tête). On ne sait trop comment raccorder ces deux groupes d'affirmations, qu'il s'agisse de la ciste ou de la couche d'argile. Il est vrai, d'après M. Verneau (Grottes, II, I, 21), que M. de Villeneuve avait constaté que « sous la tête de l'un des sujets, le foyer n'existait plus, de sorte que le crâne reposait sur l'argile rouge sous-jacente ». Et cela fait une troisième interprétation, car il y en a bien trois : 1" les squelettes reposent sur une couche d'argile ; 2° ils reposent sur une couche cinéritique ; 3" la tête seule d'un squelette repose sur l'argile sous-jacente au foyer I. S'appuyant sur ces données, M. Verneau a proposé une version nouvelle de l'ensevelissement des négroïdes. Il admet que seule la tête du jeune homme a été déposée dans une fosse dont le fond atteignait le niveau de la couche argileuse sous-jacente au foyer I, tandis qu'une fosse moins profonde n'entamant pas toute l'épaisseur du foyer I aurait été ouverte pour recevoir le reste des corps. Il ne s'agit plus, on le voit, d'une fosse, profonde de 0 m. 70, creusée dans la couche stérile superposée au foyer I, mais d'une fosse rudimentaire, égratignant la couche cinéritique du foyer I, et n'atteignant la couche d'argile sous-jacente à ce foyer qu'à l'endroit où repose la tête du jeune négroïde. Dans ce cas il y aurait eu encore fosse, et il faudrait, semble-t-il, admettre que l'ensevelissement eut lieu à une époque où la surface du foyer I était encore exposée à l'air libre. La version de M. Verneau ne résout pas toutes les difficultés. D'abord, peut-on appeler fasse un remaniement aussi superficiel d'une couche cendreuse dont l'épaisseur, à en juger d'après les relevés topographiques, ne dépasse pas 20 centimètres ? Ensuite, d'après M. de Villeneuve l'excavation creusée sous la tête du jeune homme n'aurait nullement la signification d'une vraie fosse. Elle aurait eu pour raison d'être « d'asseoir sur le sol argileux une petite ciste de pierre qui recouvrait la tête. » Mais surtout la présence de la vieille femme remet tout en question. On admet que le cadavre de cette vieille femme fut enseveli après l'inhumation du jeune homme. Elle reposait au-dessus de celui-ci et un peu à droite. Au surplus, la disparition de la moitié de la couronne qui ornait le front du jeune homme suggère que cet accident est dû à la dispersion des terres qui recouvraient le premier cadavre. L'ensemble de ces circonstances ne paraît guère autoriser que deux hypothèses : ou bien le

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du corps. La lêle de rhoinme de la Chapelle-aux-Sainls est calée i)ar (juelques pierres et abritée par trois ou qualie grands Iraguienls plats d'os long '". A la Ferrassie, la poitrine du premier squelette était comme revêtue d'une masse d'esquilles d'os ; à proxiimité du crâne, il y avait une pierre plate et deux autres au niveau du bras''". La tête de l'homme du Moustier repose sur une sorte d'empierrement en silex, et le nez se prolonge par deux morceaux de silex ^". Trois blocs équarris

jeuiM! Iiomiue simplcMneiil déposé sur la couche ciin'iiliquc du fnyer I av.T.l élé recouvert d'uu tertre et l'ou rouvrit ce tertre pour inhumer la vieille femme en compagnie du jeune homme. Ou bien, quand la vieille femme fut inhumée, le dépôt intercalaire I-H était déjà, ori partie, formé, et on l'a creusé pour procéder à l'inhumation. Cette .seconde hypothèse paraît peu vraisemblable. Elle oblige à suf>!><>ser un intervalle de temps très considérable entre les deux inhumations; or l'étude de la sépulture donne à penser que ce temps fut, au contraire, relativement court. Resterait donc la première hypothèse, et, sous toute réserve, bien entendu, on pourrait s'arrêter ù l'explication suivante qui, nous le reconnaissons bien volontiers, ne requiert pas l'intervention d'une fosse. A répo(jue où des tribus de négroïdes fréquentaient les grottes de Grimaldi, un jeune homme mourut. La surface du foyer I était alors à fleur du sol. Ce lit cendreux offrait un terrain propice à la sépulture. Le foyer était-il encore habité ? Etait-ce les habitants d'une grotte voisine qui songèrent à inhumer le cadavre dans cette couche refroidie et déserte ? On l'ignore. Quoi qu'il en soit, la dépouille fut déposée là. On gratta sommairement le sol. La tête du jeime homme fut seule protégée par une ciste. Ce fait n'a rien d'étonnant lorsqii'on sait la vénération que certaines tribus sauvages accordent au chef du défunt, et l'indifTérence relative qu'ils témoignent aux autres parties du corps. La tête fut donc protégée, et peut-être le tout (lêle, ciste, corps) fut-il recouvert d'une sorte de tertre. Un peu plus tard, la tombe fut rouverte, et le cadai\'re d'une vieille femme, fortement replié, fut couché à plat ventre, sans ciste protectrice, audessus du premier cadavre qu'il recouvrait en partie. Puis le lent travail des siècles accomplit son œuvre. Peu à peu la couche argileuse moula. La tombe disparut et longtemps après (combien de siècles?) lui nou\eau foyer s'alluma à 70 centimètres au-dessus des deux sépultures déjà, bien anciennes et totalement otd)liées.

35. Abbés A. et .T. Bouys.sonir et L. Bardon. Découverte (f'iin squelette liumitin mouftérieu à. la fioufjia de in Chnvrllr-n''^-'s\,iiii< Y'-.ff/. -,>i Anthropologie, t. XLX, p. 516.

36. (^\PITAN et Pkyronv, Station préhiatoriqiir tir la l'nrn.'^sif. dans Kevuc anthropologique, février 1912, p. 87.

37. O. Hauseb. Déeouverle d'un squelette du tijpe du Néanderthal soiia Fahri inférieur du Moustier, en Cffonime préhistorique, 1909. p. L

LES SEPl LTUIÎES

eiilouraient la lête du jeune négroïde de Grilualdi•■'^ Dans la même grotte des Enfants, l'homme du foyer II avait la tête surmontée d'un gros bloc de pierre, tandis qu'une autre pierre se profilait comme un nimbe derrière le crâne. Au niveau des pieds, cinq dalles étaient placées en champ ^®. Dans la sépulture de la fenune, deux grosses pierres avaient été dressées verticalement, l'une au milieu du thorax, l'autre à la base du bassin, comme si l'on eût voulu attacher le corps au sol *". L'homme du Cavillon avait le dos accosté de grosses pierres non taillées ''\ Un squelette de la Barma Grande repose sur un lit de pierres"^. Un autre squelette de la même grotte était en-

Fig. 92. — Le sanglier au galop, d'Altamira. Phase des polychromes. Longueur : i'"6o. (D'après BreUIL, Altamira^ p. 92).

touré de trois blocs qui avaient soutenu une dalle calcaire de 70 centimètres de long sur 66 de large *'\ De même l'homme de Combe-Capelle repose sur une dalle de grès''\ La sépulture

38. Grottes de Grimaldi, op. cil., t. II, fasc. i, p. 23. C'est la petite ciste dont il a été question ci-dessus, (p. 167, noie 34). « L'une des têtes, rapporte M. Verneau, était surmontée d'une petite ciste en pierres formée de deux blocs latéraux supportant une dalle horizontale qui reposait sur les autres « comme la table d'un dolmen ». Il devait « exister une pierre de chevet, mais je ne lai pas vue en place », m'écrivait le chanoine dans sa lettre du 11 juin 1901. )>

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