‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 72 sur 194 · Id. ibid., pp. 308 (Gottés), 306 (Duruthy · texte numérisé non relu

Id. ibid., pp. 308 (Gottés), 306 (Duruthy

73. « Les os du second (squelette) n'étaient plus dans leurs connexion.s naturelles, et le crâne se trouvait brisé en quarante morceaux ». Id. ibid., p. 309.

74. Cette hypothèse du décharnement a été proposée principalement par M. E. Cartati.hac. (Cf. La France préhiaforiqiie, oh. XVI ; Grottes de Grimaldi, II, ii, pp. 302 et suiv.) Elle s'appuie sur deux ordres de faits: 1" Le désordre que présentent certains squelettes dont les osse-

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il ne ïaiitliail pas C(3ncliirc' que l'usage de ces modes extraordinaires de sé|)ultures fùl généralisé au quaternaire. Le plus souvent, les corps semblent avoir été simplement ou colorés

ineiits ne sont plus disposés dans leur couriexioii naturelle. 2° Lacfuniulalion du peroxyde de fer sur certaines parties du squelette, notainnieiil dans les cavitt'S coronoïdes. Si en effet le cadavre avait été sirn- [ileiiitMit. saupoudré tie i-ouge, la poudre oligiste sei-ait uniformément répandue sur toutes les parties du squelette. En outre, l'ethnographie apporte des témoignages formels sur la coutume du décharnenient en vigueur parmi le? peuplades sauvages. — Le d"" Vebneau (Grotte» de (innidlill. II, i,pp. 37-44), n'admet pas l'hypothèse île son collègue. Toutefois, la réfutation (\\\i[ en dcjnne ayant précédé la put)lication du fascicule où M. Cartailhac développe la thèse esquissée dans la France inëhistorique, il se trouve qu'au moins un des arguments <le M. Vf.r- NKAiJ ne porte plus. Dans la France l'tétustoriqiie, M. Cartaii.hac s'appuie sur le fait de la ronnerinn naliirelle des ossements des squelettes pour proposer Ihypothèse d'un décharnenient qui ne détruisait pas les tendons et leurs ligaments. 11 est évident qu'une preuve semhlahle est peu démonstrative puisipie, actuellement, il est impossible de vérifier si les fendons et les ligaments avaient été respectés à l'époque (l<^ la sépidture. Or, dans le passage cite des Grolles de Grinialdi, M. Cartaii.hac appuie sa thèse précisément sur le fait contraire, c'està-dire sur Valit^ence de la connexion naturelle des os de plusieurs squelettes paléolithiques: « Je ne saurais, dit-il (op. cit., p. 303). mieu.x faire que d'insister sur les squelettes remaniés, incomplets ou mis en tas comme s'ils provenaient de sépultures antérieures ou s'ils avaient été l'objet d'attentions spéciales quelques mois après la mort. De tels usages furent .si répandus sur la terre... qu'il n'y aurait rien de surprenant à les rencontrer ici. Les faits observés s'expliqiient fort bien par cette hypothèse,. et par elle seule ». On le voit, sur ce point spé- [■cial, l'argumentation de M. Vernkau n'est plus ad rem. Elle est plus Iforte sur l'autre point, nous voulons dire, l'accumulation de la matière .colorante dans les cavités coronoïdes. Cette abondance serait très bien expliquée par cela seul que, après le décharnement naturel, le fer oligiste est entré en contact direct avec les os : « Dans toutes les cavités, la terre ferrugineuse s'est accumulée, retenue qu'elle <''lail par les bords de la dépression, ce qui ne saurait se produire sur les parties en relief » (Grottes de Grinialdi, H, i, p. 40). — .\ notre avis, il serait plus indi<]ué de distinguer ici décharnenient et sépulture an second detjré. On peut, en etïet, admettre la seconde de ces hypothèses sans se rallier à la première. L'absence de connexion naturelle des os, observée sur certains squelettes, permet de supposer t^ne les morts, après avoir été abandonnés à l'action dissolvante de la putréfaction, ont été l'objet d'un second rite d'ensevelissement. Quant an décharnement artificiel, il ne paraît pas encore établi. M. Cartah.hac lui-même en convient: « La cpiestion reste posée, attendons la lumière de* faits nouveaux . flliid.. Tl. ii, p. 314).

de rouge, ou saupoudés de couleur, ou ensevelis dans un lit d'ocre. Les chairs s'étant dissoutes, la poudre rouge s'est déposée sur le squelette et accumulée dans les cavités des ossements. A toutes ces particularités il convient d'en ajouter une autre, non moins importante : le mobilier funéraire. Presque toujours, les morts paléolithiques sont enterrés avec des objets usuels :

Fig. 95-98. — Aimes australiennes (Waddy, Boumerang), rappelant certains « signes » peints sur les parois des grottes paléolithiques. (Cf. Grottes cantabriques^ p. 32).

outils, armes, parures. Il y a des exceptions. Elles ne prévalent pas contre la coutume générale. Même à Predmost où la plupart des squelettes sont dépourvus d'ornements, un enfant portait un collier de quatorze perles en ivoire rétrécies dans leur partie médiane '^^. Et si, à Grimaldi, les deux petits enfants ne sont entourés d'aucun mobilier, ils avaient été ceints d'un très

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