Id. ibid., p
fouilles de Grimaldi. Mais depuis 1883 jusqu'en 1900, date de sa mort, bien des trouvailles s'étaient produites qui auraient dû ébranler sa conviction première. Il s'obstina : (( et c'est ainsi, comme l'observe finement M. Boule, que depuis 1885, nous avons eu ce spectacle étrange d'un évolutionniste fervent, donner le plus parfait exemple de l'immutabilité scientifique... Son œuvre était devenue une sorte de momie qu'il entourait tous les jours de nouvelles bandelettes ^^ » Nous ne nous serions pas permis d'employer une expression qui, sous notre plume, eût été impertinente. Mais puisque M. Boule l'a dit, nous osons le répéter après lui. Du reste cette «immutabilité scientifique » semble être devenue une tradition de famille. Lorsqu'en 1900, M. Adrien de Mortillet donna, enfin, une édition refondue du Préhistorique, on se rendit compte qu'il n'avait rien modifié aux idées de son frère. En 1914, M. Paul de Mortillet publiait à son tour un ouvrage sur V Origine du culte des Morts. La thèse de l'irréligiosité des Paléolithiques et de l'absence de sépultures quaternaires y était toujours défendue avec le même entrain. Soyons indulgents et pensons que M. Paul de Mortillet a simplement péché par excès de piété filiale. C'est là sa seule excuse, car, pour le reste, cette partie de son travail retarde d'environ trente années sur les progrès de la science ^\