‹ Les religions de la préhistoire, l'age paleolithiqueChapitre 86 sur 194 · Id. ibid., p · texte numérisé non relu

Id. ibid., p

113. Par exemple, à Castillo. (Cf. Grottes cantabriques, p. 192)

114. Ed. Piette. Les galets coloriés du Mas d'Azil, (Paris, 1890|

115. La Tourasse (Haute-Garonne) ; la Crouzade (Aude) ; Mont (Ariège); grotte de Valle (province de Santander); Castillo ; grotte de Birseck (près Bâle).

LE CULTE DES MORTS El DES ANCÊTRES 197

senlenl leurs corps ''*. Les galets du Mas d'Azil ne seraient-ils [)as des churingn. et ne posséderions-nous pas enfin la preuve palpable d'un culte d'ancêtres à l'âge quaternaire "' ? *

Que les galets aziliens, avec leur décor bizarre, aient été des i>l)jels sacrés, rien n'empêche de le supposer. Mais qu'ils prouvant l'existence d'un culte d'ancêtres, cela demeure fort conteslable. Même chez les Australiens, tous les churinga ne sont pas (les réceptacles d'Ames anceslrales. Il y a même des tribus enlières où ces objets ne sont « nullement conçus comme associés à (les esprits "* ». En outre, et c'est le moment d'appliquer la quatrième règle de notre méthode, on distingue, en Australie, trois cycles culturels. Le plus ancien est formé par les tribus du sudest. Les tribus du nord constituent un second cycle déjà moins ancien , les tribus du centre appartiennent au cycle le plus récent. Or, dans le cycle le plus ancien, il n'y a point de culte d'ancêtres "®. Les tribus parmi lesquelles ce culte est le plus développé, par exemple les Arunt^, sont les dernières venues '^iir le sol australien. Enfin, s'il était prouvé que les galets du Mas d'Azil ont matérialisé les esprits anceslraux, on en conclulait simplement que le culte des ancêtres fut en vigueur au <léclin de la civilisation paléolithique, car il faut descendre jusqu'à l'azilien pour découvrir les célèbres cailloux. Pour être tout

116. Sur les Churinga, voir E. Durkheim, op. cit., pp. 167 et suiv., qui résume les observations des explorateurs récents du continent nustralien.

117. La question a été particulièrement approfondie par Paul Werm;rt, Représenlaciones de antepassados en el arte pateolUico. Comi- 'ion de Inresiigaciones p(deonlologicn$ y prehisloricas, Memoria n" 12, Madrid, 1916. Outre les galets peints du Mas-d'Axil, M. Wernert étudie dans ce même travail les peintures schématiques de lâge Azilio-tarderioisien, et les crânes isolés dans les gisements paléolithiques. Les peintures seraient celles de défunts et les crânes détachés dénoteraient l'existence d'un culte spécialement adressé aux âmes des morts incluses 'ians ces crâne* (supra, p. 169, note). L'ensemble des déductions expo- --ées, avec beaucoup de talent par M. P. Wernert, est encore trop iiv|)(ilhétique pour entraîner la conviction. L'auteur en convient luiin.iiic. Du reste, nous le dirons dans un instant, les niveaux aziliens --"nt de la plus basse époque du paléolithique. Ils appartiennent h

I époque de transition qui .sépare cette civilisation de la civilisation

néolithique. L'existence du culte des ancêtres serait-elle établie pour

'^ temps-là, le problème ne serait pas résolu pour les temps antérieurs.

Page 1