‹ Les religions et les philosophies dans l'Asie centraleChapitre 38 sur 68 · LA QUATRIÈME UNITÉ · texte numérisé non relu

LA QUATRIÈME UNITÉ

Le premier paragraphe de la quatrième unité (dit) : O Dieu ! Au nom de Dieu, le très-grand, le très-saint! En vérité, je suis, moi, Dieu ! Il n’y a pas de Dieu sinon moi, le plus sublime de ce qu’il y a de plus sublime! En vérité, je t’ai créé et j’ai déterminé pour toi deux emplois : c’est-à-dire un emploi suivant lequel tu ne verras jamais en lui (en cet emploi) que moi-même, et, par cet emploi, tu raisonneras sur moi de cette manière-ci : En vérité, je suis moi! Il n’y a pas de Dieu sinon moi, le Seigneur des mondes1! — Par l’autre emploi, tu me prieras et tu me rendras grâces, et tu me 1 jueras, et tu m’adoreras, et tu seras, à mon égard, du nombre de ceux qui se prosternent. Voilà le premier paragraphe de la quatrième Unité.

Ensuite je passe au deuxième : Dis : Celui qui rentre en moi rentre en Dieu, mon Seigneur, et celui qui ne rentre pas en moi ne rentre jamais en Dieu. Dès lors, rapportez à sa considération ce commandement, que vous recevez ici2.

Ensuite, dans le troisième paragraphe, (il est dit) : Je ne dois pas être adoré (comme je le suis par) ceux qui m’adorent suivant un (autre) commencement3. C’est-à-dire que l’espèce de ton commencement était décrétée pour le temps qui a précédé et pour celui qui a suivi ta manifestation, dès

1. C'est-à-dire : pensant de Dieu ce qu’il pense, lorsqu’il dit de luimême : En vérité, je suis moi ! il n’y a pas de Dieu, etc.

2. C’est-à-dire: Pensez que cet ordre a été donné relativement à lui.

3. Ce que le Bâb entend ici par commencement, bedà , c’est la règle, ce sont les préceptes d’un culte particulier, fixés par Dieu avant môme l’apparition, la manifestation de ce culte. Le Bàb dit ici qu’il ne faut plus adorer Dieu d’après les institutions des prophètes précédents, mais d’après celles qu’il apporte et qui étaient décrétées alors qu’il était encore dans le ventre de sa mère, et arrêtées dans leurs vérité éternelle.

l’époque où tu étais confiné dans le ventre de ta mère. Si tu ne t’y étais jamais remué (dans le ventre de ta mère), en vertu de cette possibilité de mouvement (que tu as eue)1, tu ne serais pas parvenu à mon commencement*, et, en vérité, toi, tu es unique3. Je n’ai créé, par rapport à toi, rien de comparable, ni d’égal, ni de semblable, ni de symétrique, ni de pareil. C’est ainsi que je crée ce que je veux, et, en vérité, moi, je suis moi, le tout-puissant, le savant !

Ensuite, dans le quatrième paragraphe, (il est dit) : En vérité, j’ai créé l’essence de toutes choses (de manière à la résumer) dans la forme de l’homme, et j’ai déterminé toute nature de formes) dans « Celui que je manifesterai. » Dis : En vérité, moi (le Bâb), je suis le premier d’entre vous, extrait de vous-mêmes, par rapport à vous ! En vérité, ô mes serviteurs, attendez votre supérieur4!

Ensuite, dans le cinquième paragraphe, (il est dit) : Tous les cycles de préceptes sont des (commandements) d’amour (aboutissant) à moi. En vérité, ils prescrivent mon adoration. Dis : O vous, femmes et hommes, attendez « Celui que je manifesterai. » Celui-là est votre bien-aimé. Tous, dans les nuits et dans les jours, vous le désirez.

Ensuite, dans le sixième paragraphe, (il est dit) : En vérité, ne demandez pas (à comprendre) ce que je fais, et tout provient de mon unité (d’essence), et « Celui que je manifesterai, » interrogez-le. Et j’ai déterminé «Celui que je manifesterai» pour être votre gardien. Dis : Si vous interrogez (le Bàb) sur ce qu’il fait, comment croirez-vous en moi (Dieu)? Et, en vérité, lui, certainement, il vous interrogera sur toutes choses, et ne répondez que la vérité.

Ensuite le septième paragraphe (dit) : Toutes choses ont leur commencement en moi : vous l’avez. Et toutes choses sont en toi; certes, elles reviendront à moi.

Ensuite le huitième paragraphe (dit) : Tout ce qui est dans

1. Si tu n’avais jamais eu la vie qui t’a fait trouver le mouvement dans le ventre de ta mère.

2. Tu n’aurais jamais pu Être l’intermédiaire de la révélation actuelle, qui ne pouvait avoir lieu sans ton incarnation.

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