I.EL'R ORIGINALITE
fert de ce double néants — Il semble aussi, en revanche, que les démons et les dieux malfaisants aient tenu dans la vie des Sémites, surtout en Chaldée. une très grande place-. — On croit voir, enfin, que les théologies savantes et peut-être les croyances populaires se sont enveloppées ici beaucoup plus qu'ailleurs de conceptions astronomiques.
' Lagrange -.op. laiid., i' édition. — A cet égard, il y a une différence très nette entre les religions sémitiques et les religions égyptiennes. La distance qui sépare Dieu de l'homme est très grande en Chaldée, quasiment nulle en Egypte. L'idée des devoirs de dhomme envers Dieu existe en Chaldée, non en Egypte.
- On observe, en Egypte, le phénomène contraire. Les .Sémites nont pas connu la divinisation de lame qu'enseignait la doctrine osirienne. — Mais les religions d'Egypte et de Chaldée coïncident en certains points: l-' La situation misérable des morts qui ont besoin qu'on les nourrisse: 2'^ l'importance prépondérante du dieu-soleil (Samas. Rà ou Amoni : > la fréquence des triades divines et la complexité de chacun des dieux : 4» ici et là, les idées les plus hautes voisinent avec les obscénités : 5*» l'apologie de l'àme devant Osiris rappelle assez la confession faite au nom du fidèle par le prêtre chaldéen ; 6° la croyance à une révolte de l'humanité contre les dieux [voir p. 90, n. 2 et 40-41. n. l]et à une punition de l'humanité par les dieux : 7° sacrifices mensuels.