‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 72 sur 113 · MOÏSE · texte numérisé non relu

MOÏSE

flAl^raliam et des patriarclies se relève toujours vivace; au moment qu'on le croyait mort, Dieu ressuscite K

Moïse est le plus fameux, et sans cloute le plus grand de ces prophètes qui sauvent la tradition d'Abraham -.

dresserai un autel à El qui m'a exauce au jour de mon ancjoisse, et qui a été avec moi dans le voyage que j'ai fait . » Ils vont à Bethel, qu'il appelle El-Bethel. y bâtit un autel, « car c'est là que El lui était apparu lorsqu'il fuyait devant son frère » [35. 7|. El lui apparaît de nouveau et lui dit: « Israël sera ton nom «[35, 10 1. ' Loisy. Ernest Renan historien d'Israël [Revue anglo-romaine, n» 42, t.' III (1896), 306|. — « Israël..., par une disposition spéciale de la Providence, s'est trouvé dépositaire de la notion du

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)lit malgré lui. A toutes les phases de son développement, l'histoire du monothéisme Israélite est un phénomène unique en son genre, dont on peut voir les circonstances, mais dont on n'aperçoit pas la cause. L'œuvre dépasse les agents humains, contraste avec le milieu où elle se produit, déroute la logique ordinaire de l'histoire. »

-Les livres de l'Ancien Testament nous ont été transmis dans des textes sémitiques et dans des textes aryens. Les Israélites parlaient la même langue que les Cananéens jusqu'au temps de l'exil (vp s.), puis ils ont adopté l'araméen (père du syriaque des âges postérieurs) : leurs livres sont écrits en hébreu [on ignore lorigine de ce dernier mot], branche du groupe cananéen qui, même passé le vi» siècle, demeura leur langue savante. Nos très nombreux manuscrits de la Bible hébraïque dérivent tous d'un même archétype, choisi par les rabbins, pour devenir le texte ofticiel, vers les v«, vi«, vni'ou viip siècle de notre ère [pareil fait a été constaté à proj)os du Coran]* : la tradition qu'il représente était sans doute fixée au second siècle de notre ère. Notre l)lus ancien manuscrit hébreu date de 916 [Hastings, I. 29-2].

* Et à propos dHomcre édition de fisistrate, — d'après Cauer .

i82 LA RELir.ION JL'IVE

De jour on jour, on discerne plus clairement son

Nous avons encore une paraphrase aramêenne de la Bible inconipIMe: datant |)eut-ètre des lis IIl^ iv«, v et vi« sii^'cles de notre ère : eest le ou les Tavgoums. Voir Berliner : Tarr/inn Oiihe* los. Berlin. 1884|, — une version syriaque [\aPesc/iilto, exécutée sur l'hébreu i)ar des chrétiens, vers le début du ii'^ s. Voir Ceriani : Tfauslalio s>/ra. Milano. 1879-83], — une version aralx^ IxS xi« s. faite sur le grec ('/ij. — et, (piant au Pentateuque. une version saniarilaine [des iv-vs-vi" s. de notre ère: le samaritain est un dialecte araméen].

L'Ancien Testament a été traduit en grec au cours des in« et II" siècles avant le Christ : c'est la version dite d'Alexandrie ou des Septante: elle nous est malheureusement i)arvenue. j^our quelques hvres. en très mauvais état. Aucune des autres traductions grecques n'a été conservée. Nos plus fameux manuscrits grecs sont le SinaUicus. le Valicanus (B), [Wle.ranclrinus (\), le Codex Ephrieini iC). le Codex Bezœ (Di. — Le texte des Septante a été retraduit en diverses langues, notamment en latin, avant le début du in» siècle, en Afrique sans doute. Cette vieille version latine ne nous est parvenue qu'incomplètement [Psaumes, seulement revisés par S. Jérôme: Ecclésiastique ; miwm^cv'û d'Ashbiirnham|. Mais nous en avons une seconde, faite sur l'hébreu par saint Jérôme [à partir de 390] : remaniée aux v-vi« siècles, c'est le texte de la Vulgate catholique (sauf pour les Psaumes).

La Bible juive se divise en trois parties: \. La Thova, ou Loi le l'enlateuipie : Genèse, Kxodc. Lévitiipie, Nombres. Deutéronome|: ±. Les Sebiim, ou Proi)hètes [Josué, Juges, Samuel, Rois: — Isaie, Jérémie. Kzéchiel. Hosée, Joël, Amos, Abdias, Jonas. Miellée, Nahum. llabacuc, Soj)honie, Aggée, Malachie. Zacharie|, dont Néhémie, peut-être, forma une collection: 3. Les Keloulnm, ou écrits [ou les Ilagiographes : Psaumes, Proverbe. Job, Canti(|ue. Huth. Lamentations, Lcclesiaste, Lsther. Daniel. Lsdras- Néhémie, Chroniques |. réunis sans doute au temps des Macchabées, avant les Se|)tante. La division du texte en versets date des v«-viiF siècles de notre ère l't la division en chapitres seulement du XIII» siècle : on l'attribue |)arfois à Ktienne Langlon. archevêque de Cantorbéry ou au cardinal Hughes de Sainl-Cher. Sur les deutérocanonifpies et les apocryphes, cf. le volume suivant. L'Ancien TesUnnenl est appelé le livre dans Daniel, 9. 2. Voir aussi / Macch. 12. 9-1

Les deux compléments indispensables de la Bible juive sont le Talmu<l et la Massore. Le Tulmud est constitue par trois

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