I - ident sur leurs divans
i - jeiit les agneaux du trou[)eau
• Il .aux engraissés dans l'étable. i - l"i .Irent au son de la harpe;
■iiiinc David, ils ont inventé des instruments de mu- 11- boivent le vin dans de larges coupes, [si([ue.]
il- se parfument avec les huiles les plus exquises. ( ■ ils ne sont pas malades de la plaie de Joseph ! '6.3-0.
I.l tel est leur aveuglement ({uils attendent im})at ; 'inmcnta le jourde lahvé j), comme si cejour-là devait .1 mener leur triomphe et la ruine de leurs ennemis !
Hélas ! vous (jui désirez le joui" do lahv('',
(jue sera pour vous le jour de lahvé?
il sei-a ténèbres el non lumière. [vant le lion.
II eu sera de vous comme d nu homme (|ui s'enfuit deet l'ours vient à sa ren<i>nt l'e. 5. 18-10. '
' C'est le plus ancien te.\!e conserN é ([iii nuMilionne le « jour de lahvé », c'est-à-dire, i)ense le peuple, la bataille où lahvé ('(•rasera les autres dieux eldi-livrera Israël d(* Toppression. Dans celle foi et celte esp(!'ranc(^ ])<)j)ulaires, Anios introduit rid('M^ morale : la restauralion .sera jtnHuMK'e (Tun juj^emcnt ((Mendu, du i-es!e. au monde enlii'ri. p;ir le(iuel le.-^ pécheurs seroul chù-
MORALISME U>nER<ALr-TE 235
Sans doute, ils espèrent que leurs sacriliees apaiseront la colère de lahvé. Vain espoir, leur répond Dieu :
Je hais, je dédaigne vos fêtes,
je n'agrée point lencens offert dans vos assemblées.
Si vous moffrez vos holocaustes et vos o])lations.
je n'y prends pas plaisir.
et les veaux engraissés que vous sacrifiez en actions
je ne les regarde pas. [de grâces.^
Eloigne de moi le bruit de tes cantiques!
One je n'entende pas le son de tes harpes !
Oue le jugement coule {pur Vj comme l'eau, 21-24.
et la justice comme un torrent qui ne tarit pas'! 5,
Cest pourquoi, dit lalivé,
Je vais vous fouler \'.i.
comme foule la terre un chariot chargé de gerbes. '2,
Mais — et ceci est très remarquable — la loi morale qui s'impose à Israël et dont la violation entraîne sa ruine ne s'impose pas à lui seulement : elle lie tout de même les voisins du peuple élu.
A cause de trois crimes de Damas jarret, i dit laiivé .
et à cause de quatre. — je ne révoquerai p«»int cet
... J'enverrai le feu dans la maison d'Hazaëi
El il dévorera les palais de Ban-Hadad...
A cause de ti'ois crimes de Gaza...
J'enverrai le feu dans les murs de Gaza,
Et il dévorera ses palais...,
tics. aprOs lequel le peiijtlc pauvre sera sauvé. Voir llosée. 10, 8 : Isaie. 2. 3. 13. 24.
' Cr. aii--i 4. 4-0.
236 L\ RELIGION JL'IVE
A cause de trois crimes de Tyr,..,
A cause de trois crimes d'Edoin....
A cause de trois crimes des enfants d'Ammon....
A cause de trois crimes de Moalj...,
J'enverrai le feu dans Moab
Et il dévorera le palais de Carioth.
Et Moab mourra au milieu du tumulte.., 3.
Et jég-orgerai avec lui tous les princes de Moab. ^1-2.
C'est dire à la fois, et que le moralisme d'Amos est formellement universaliste et que le monothéisme d'Amos est strictement moral : le prophète de Tckoa fait faire un progrès décisif à la tradition de ^loïse et d'Elie.
Avec Hosée^ la doctrine accomplit un nouveau pro-
* Hosée [= salut] avait pour père Beeri et prèeiiait peu après Amos, vers 7o5-73j. Son livre se divise en deux parlies : la première se présente comme un fragment d'autobiographie [1-3] : lahvé dit à llosée d'épouser une prostituée, llosée la presse dese convertir ; la seconde partie [4-14] contient les plaintes et les menaces et les exhortations de lahvé à Israël. Il est clair que la femme prostituée d'IIosée a une valeur symbolique et représente Israël. Quant à « la conception des rapports de lahvé avec son peuple sous l'image de l'union conjugale », elle vient de Moïse, cf. supra, et elle a été reprise et développée par Jérémie (3), Ezôchiel il6, 23). saint Paul et saint Jean. Les « onze chapitres de la seconde partie contienent des résumés de discours (dont) l'aspect est morcelé ». — a Le style d'IIosée a quelque chose de remarquablement nerveux. Sa véhémence va parfois jusqu'à l'emportement. Mais... ce même écrivain... possède au même degré le don de parler un langage touchant et tendre... Les longues périodes... lui sont totalement étrangères. Il emploie beaucoup d'images... Sa langue... est d'une grande pm^eté, tout à fait digne du viiF siècle qui est répo(iue classique de la littérature hébraïque » (Gautier, I, 57:2). —On a suspecté l'authenticité des textes qui mentionnent Juda. 4, 14: 5, 5, 10, 12-14: 6, 4, 11 : 8, 14 ; 10, 11 ; 12, 1, 3 et du chapitre 14. Beaucoup la défendent. —