‹ Les religions paiennes et la religion juive comparéesChapitre 99 sur 113 · collec · texte numérisé non relu

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tion,

messianiste,

formée

par sous

un prêtre, placée le nom de David".

Les autres psaumes.

Epoque grecque

C'est dire que si, contre Duhra et Cheyne, on peut soutenir qu'il y a eu des psaumes préexiliques et que nous en avons, sans doute, conservé plusieurs, la grande masse de nos textes est postérieure à l'exil; bon noniDre, même, datent de l'époque grecque.

Notre Psautier dérive sans doute de la combinaison de petits

' Les cliiiïres de ce genre indiquent les psaumes sur la date desquels s'acconlcnt Brisfo-^ et Minocclii.

Mon Dieu, mon Dieu....

pourquoi m'avoir abandonné.. . !

Nos pères metlaient en toi leur espoir, ils avaient confiance et tu les délivrais ! ils criaient vers toi, et ils étaient sauvés ! ils espéraient en toi. et n'étaient pas confondus! Et moi, je suis un ver, je ne suis pas un homme, je fais honte aux humains et le peuple me méprise; tous ceux qui me voient rient de moi, ils pincent des lèvres et secouent la tète (disant) :

« Que lahvé, son vengeur, le délivre !

qu'il le sauve, puisqu'il laime ! »

Cependant, cest toi qui m"as fait naître,

qui mas donné confiance dès le sein de ma mère;

tes genoux, dès ma naissance, m'ont reçu;

dès le sein maternel, c'est toi qui es mon Dieu !

Ne t'éloigne pas de moi, car l'angoisse est prochaine, et point de secours !

De nombreux taureaux m'entourent, les bœufs de Basan m"assaillent ; leur bouche me menace ;

psautiers, formés par des confréries de chantres (les fils deKoré, les fils d'Asaph.les fils d'Ethan, le maître des chantres) et de deux grands psautiers portant le nom de David* [cf. Il Samuel, 1, 19 et 3, 33] : ces psautiers se sont formés au cours deTépoque perse ; mais notre livre des Psaumes, dans sa forme actuelle, n'est pas antérieur à l'époque grecque [fin du second siècle av. J.-C.].

Consulter sur les Psaumes, indépendamment des ouvrages généraux et des travaux deBriggs et de Minocchi qu'on a cités, Zenner. Die Psalmen nach dem Urtex(,'Slimsier. ■1906; Duhm. Die Psalmen, Fribourg, 1899 [Une traduction des Psaumes, qu'on dit excellente, est celle qu'a publiée Flament. Les Psaumes traduits en français sur le texte hébreu, Paris, 1904].

* Psautier iahvéiste [3-41] ; psautier élohiste (51-70].

NÉANT DE l'homme 297

ils sont comme le lion féroce qui rugit. Me voilà tel que leau qui s'écoule ; tous mes os sont disloqués ; mon cœur, comme sil était de cire, se fond au milieu de mes entrailles.

Mon palais se dessèche comme un tesson d'argile, ma langue s'attache à mon palais... ! [22].

Et, de sa misère, Israël accuse ses ennemis : avec quel emportement ne les maudit-il pas! de quel cœur ne souhaite-t-il pas que lahvé les écrase !

lahvé, sois l'adversaire de mes adversaires !

combats ceux qui me combattent !

prends le bouclier et lécu,

et sus, à mon aide !

Qu'ils soient honteux et confus,

ceux qui en veulent à ma vie !

Qu'ils soient pourchassés et couverts d'ignominie,

ceux qui méritent ma perte !

Qu'ils soient comme le fétu emporté par le vent, et que l'ange de lahvé les repousse !

Que leur chemin soit ténébreux et glissant,

et que l'ange de lahvé les poursuive ! ]35'.

Mais Israël ne sen prend pas seulement à ses ennemis, Israël s'en prend aussi à soi-même ; c'est pour ses péchés qu'il souffre; il reconnaît la grandeur de ses crimes et la justice du châtiment ^

* Le psalmiste conçoit que Dieu modèle son attitude sur l'attitude de l'homme [18, 2.5-26; 25, 8-10].

... Mes iniquités dépassent ma tète

c'est un poids énorme que je ne puis supporter.

Mes plaies sont fétides par suite de ma folie..

et mes pn^ches se tiennent à lécart.

Je suis brisé, écrasé à l'extrême :

chaque jour je vais, en proie à la tristesse.

Car le feu court dans mes reins

et rien n'est sain dans ma chair....

mon cœur palpite, je n'ai plus de force, o-li].

la lumière même, non, elle ne brille plus à mes yeux ^38.

Enfin, lahvé « lait éclater ses miséricordes » [17." ; il envoie le salut à qui criait sa misère. La reconnaissance remplit maintenant le cœur du poète : la voici qui s'épanche en hymnes de louange.

Je bénirai lahvé en tout temps, toujours mes lèvres diront sa louani;e.

Je me féliciterai en lahvé, les humbles le sauront et seront en joie.

Chantez avec moi les grandeurs de lahvé,

exaltons son nom ensemble !

(( J'ai cherché lahvé et il m'a exaucé,

il m'a délivré de toutes mes terreurs! '34. 1-5]

Et tantôt c'est son infinie grandeur, et tantôt c'est sa justice ^ et sa bonté - que chante le psalmistc.

'12. o: 34, IG-IS : 82 (l'usure condamnée, 15, o) ; 5 : 73,

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