‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 52 sur 54 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Deux faits ressortent, semble-t-il, de ce travail. En premier lieu, Plotin a lu Philon, non seulement chez Numénius le pythagoricien, mais chez Philon même, et il s'en souvient aux endroits que nous avons signalés. Les textes rapprochés présentent en effet des ressemblances de pensée et de langage, que la spéculation antérieure ou postérieure à Philon ne suffît pas à expliquer. Ces réminiscences, en second lieu, portent principalement sur la notion d'Infinité divine et les notions de Puissances intermédiaires et d'Extase liées à la première. Or ces notions caractérisent la dernière période de la philosophie grecque. Philon et, par lui, les croyances judéo-orientales ont donc exercé sur cette philosophie uneinfluence plus grande que les historiens, particulièrement M. Ed. Zeller, ne l'ont accordé, et qu'il faut même qualifier de prépondérante.

Vu :

Le g mai igoS.

Le Doyen de la Faculté des Lettres de Paris,

A. GROISET.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. LI.\HD.

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