‹ Les réminiscences de Philon le Juif chez Plotin; étude critiqueChapitre 7 sur 54 · Philèb.,2l^E · texte numérisé non relu

Philèb.,2l^E

lO L INI INITE DIVINE

se liquéfie, terre et air chaque fois qu'elle reçoit ces formes \ » La pensée de Platon reste assez imprécise. Une conclusion semble pourtant se dégager. L'infini est pour les êtres leur condition d'existence : il les reçoit ; il les supporte et les berce ; il leur fournit même de son propre fond. Nous demeurons ainsi dans la tradition pythagoricienne. Platon est dualiste. — Aristote n'ajoute peut-être rien d'essentiel à la théorie de son maître. Mais les pages de Ir Physique qui la reprennent et la systématisent, contiennent la pensée définitive de la philosophie antique sur l'infini \ Nous ne pouvons les résumer ici. Tenons-nous en donc à la conclusion, qui est précise : (( H y a infini, quand quelque chose de toujours autre est reçu : ce qui est reçu est toujours fini, mais toujours different^ » L'infini n'est non plus pour l'être qu'une condition d'existence aussi pauvre que possible. Mais il a le même degré d'existence que la matière première avec laquelle le philosophe l'identifie'. Aristote reste dualiste. — Rien n'existe, suivant Epicure, que les atomes et le vide. Les atomes sont déterminés : si, en eff*et, la division à l'infini était possible, tout s'évanouirait dans le non-être". Mais le vide où les atomes se meuvent est infini : le fini, en eff^et, suppose une limite, et celle-ci quelque chose qui est au delà^ Le nombre des atomes qui doivent remplir

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