Ibid., X, /|i (Us
le vide infini, est lui-même infinie La multitude des mondes l'est également \ Ainsi les principes véritables des choses sont finis; l'infini n'est que l'étendue ou le nombre illimités. « Epicure s'arme en quelque sorte contre l'infini de l'infini lui-même ^ » — Le fini achève de l'emporter avec les Stoïciens. L'univers est un tout déterminé'. Si, il est vrai, la matière pouvait exister sans la qualité, elle se disperserait dans le vide et deviendrait infinie. Mais une matière sans qualité serait un non-être '• Dès lors, où que ce soit, celle-ci rassemble l'autre et définit son volume ^ On dira, il est vrai, que l'espace et le vide sont infinis. Mais l'espace, le vide, l'infini, étant incorporels \ n'ont qu'une existence fictive. Ils rentrent dans la catégorie des êtres simplement exprimables, intermédiaires entre la pensée et les choses, à la fois vrais et faux. L'esprit les atteint par une marche transcendante : rien ne leur répond dans la réalité^.
L'esprit grec aA^ait donc oscillé d'abord entre la détermination et l'infinité du Principe premier. La logique le conduisait à celle-ci. Mais il inclinait naturellement vers celle-là. La nature qui l'entourait et qui n'olTre rien que de distinct l'avait façonné à son image. Dans