ACTE TROISIEME
désolantes; dites-le pour que je me sente délivrée de la fatalité qui pesait sur moi ; pour que je me croie responsable et libre ; dites-le, dites-le ! pour que je sache que nous ne sommes pas dominés par la tyrannie des morts !
JEAN
Ne les répétez plus, vos maximes de désespoir! Je vous en supplie! je vous en supplie au nom de tous les malheureux sur lesquels pèse l'inquiétude d'une hérédité douteuse et qui, plus que lesautres, ont besoin de confiance et de courage.
LE DOCTEUR, après un long silence.
Je n'ai rien à ajouter à ce que vous venez d'entendre... Lion... orgueil a failli vous perdre... Je vous demande pardon.
JEAN, à Lucienne.
Nous sommes libres, enfin! Me crois-tu? Je t'aime! me crois-tu?
LUCIENNE
Je t'aime et je te crois! Je t'aime et je te crois! {Ils s'embrassent.)
LA BELLEUSE, paraîssanl,:
Mon cher maître... on vous attend pour votre lecture...
i8o l'évasion
LE DOCTEUR, se redressant, et reprenant son air du premier acte. - Un grand silence, puis désignant sa cravate de commandeur.)
Je rajuste... ça... et j'y vais... Qu'est-ce que je vais leur dire ? (// sort en préparant son discours.) Messieurs et chers collègues, la souveraineté de la science...
RIDEAU