SCÈNE m LAZARETTE, EDMOND
EDMOND. Jl range les verres.
Vous n'en désirez plus, Nounou ?
LES REMPLAÇAMES
LAZARETÏE
Seigneur Jésus, où est-ce que je le mettrais?
EDMOND
Je n'en ai pas vu beaucoup comme vous, des nourrices.
L\ZARETTE
Qu'est-ce que j'ai de pas comme les autres?
EDMO-XD
Vos cheveux, d'abord. Vos yeux...
Qu'est-ce qu'ils ont?
EDMOND
Ils sont jolis.
LAZARETTE
Enjôleur...
EDMOND
Je vous déplais dnoc beaucoup?
LAZARETTE
Non, mais... Eh bien ! et mon mari?
EDMOND
On ne lui dira pas... Et puis, si vous croyez qu'il se gêne, lui, de son cùté.
I^\ZARETTE
Si je savais ça...
EDMOM)
Vous croyez qu'il va rester un an sans...
LAZARETTE
J'y reste ?jien, moi.
EDMOND
Mais vous, vous êtes... naïve.
Je réponds de Planchot.
EDMOND
Quel âge a-t-il?
LAZARETTE
Trente ans...
EDMOND
Alors...
LAZARETTE
Vous croyez que Planchot...
EDMOND
Planchot fait des farces. Moi, j'ai de lamitié pour vous.
LAZARETTE
Oui, oui, je connais. De l'amitié à quatre
sabots sous le lit.
[Entre Marip.)
MARIE
Xounou, il y a là quelqu'un de chez vous, M. François...
LAZARETTE. SOU tant.
11 m'apporte des nouvelles de mon petit 1... Où est-ce qu'il est. mon oncle François? [A Edmond.) Mais allez donc le chercher, grand Flandrin!... Où est-il? Entre M. Erançois. Elle lui saute au cou.) Le voilà '. Bonjour, mon oncle François ! Y a longtemps que vous l'avez vu, mon mioche?... Dites ?
M. FRANÇOIS
Je l'ai vu vendredi. Je l'ai embrassé pour vous.
LAZARETTE
Vrai... Là... quand je pense que mon moutard... Ah 1... tenez... Elle V embrasse encore.) Entrez donc... Non, personne ne viendra, il n'y a pas de danger. Tout à l'heure,. nous irons à la cuisine, vous boirez un bon coup... Mais d'abord, je voudrais que nous soyons tout seuls, pour que vous me racontiez bien mon petit et que je puisse être bête tout mon content, sans que personne ne se moque de moi. Venez, asseyez-vous. Alors, il va bien? Edmond, dédaigneux., est sorti.)