‹ Les remplaçantesChapitre 24 sur 162 · L.\ZARETTE · texte numérisé non relu

L.\ZARETTE

Oui. Est-ce qu'il rit déjà ?

Hein?... Attendez... Nous parlerons du petit tout à l'heure.

L,\ZARETTE

Mais alors, dépêchez-vous?... Le mois, je Ta envoyé. Après?...

M. FRANÇOLS

Après... Attendez !... Il faut que je mette mon lorgnon... Ah ! Je n'ai plus mes yeux de vingt ans. Na... La... Sa... Qu'est ce que j'ai bien pu vouloir mettre là?... Ah ! oui... savon et sucre... Il salit beaucoup votre moutard, parce qu'on le tient très propre. Alors, le père Planchot demande un petit quelque chose en plus pour le savon... rien que pour ce mois-ci.

LAZARETTE

Oui, oui, c'est entendu. Alors on en a bien soin ?...

I. FRANÇOIS

Attendez... (Lisanf.) a M. Richon... » M. Ri- <ihon... Pourquoi diable que j'ai écrit le nom de M. Richon. Oui, il y a bien M. le D"" Richon = Ah! j'y suis. Savez-vous Tadresse de madame Chapois ?

LAZARETTE

Oui, chez madame Caron, 50, rue Tronchet.

C'est pour M. le D"" Richon.

LAZARETTE

Il est à Paris ?

M. FRANÇOIS

Depuis huit jours, pour des histoires de médecin... Il viendra à six heures vous demander cette adresse. Voilà tout... Alors, maintenant tout le monde, là-bas, vous souhaite bien le bonjour...

LAZARETTE

Bon. Tout le monde va bien ?

M. FRANÇOIS

Tout le monde.

LAZAREÏTE

Et alors, mon petit ?

M. FRANÇOIS

Je vous dis, il va bien.

LAZARETTE

Oui, il va bien, mais ça ne me suffit pas... Il va bien... c'est pas assez... il se figure qu'il va me dire « il va bien » et que je n"en demanderai pas plus... Il va bien 1 en voilà une réponse 1 Naturellement qu'il va bien I S'il n'allait pas bien, je serais déjà à la gare. Donnez-moi des détails. Alors, il est gros?

Je vous dis que...

LAZARETTE

Vous dites que vous l'avez vu vendredi... ca fait... nous sommes aujourd'hui lundi... ça fait vendredi, samedi, dimanche... ça fait trois jours que vous l'avez vu... Est-ce qu'il connaît?

M. FRANÇOIS

Ben oui !... quand il entend le père Planchot toucher au biberon, il se remue, il se remue. LAZARETTE. ricint oiix éclats.

Ah ! ah ! ah ! ah I Quand il entend le père Planchot toucher au biberon, il se remue, il se

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remue !... Ah ! ah ! ah ! ah I... Il doit faire comme ça avec ses pitites minittes. [Elle ouvre et ferme les poings, les mains en l'air.)

M. FRANÇOIS

Oui.

LAZARETTE

Et rire... Est-ce quïlrit?

M. FRANÇOIS

Je VOUS crois ! L'autre jour, on ne sait pas à propos de quoi. .. à propos de rien...

LAZARETTE

11 a ri !.. . Oh I le trésor ! ... 11 a ri à propos de rien!

Et puis, faut y faire ses volontés.

LAZARETTE

Tiens, parbleu !... Et alors ?

M. FRANÇOIS

Alors, quoi?

LAZARETTE

Ben, après... Dites-moi encore quelque chose...

M. FRANÇOIS

C'est tout...

LAZARETTE

C'est tout pour vous, mais c'est pas tout pour moi... Il ne parle pas, bien entendu.

M. FRANÇOIS

Dame, à quatre mois.

LAZARETTE

Naturellement...

M. FRANÇOIS

Mais il essaie, il fait ma, ma, quand il voit la mère Planchot.

LAZARETTE '

Dans sa petite idée, il doit bien savoir tout de même que ce n'est que sa grand-mère... Il fait ma, mal... Vous voyez bien que ce n'était pas tout.

M. FRANÇOIS

Et puis l'autre jour — ah ! oui — il avait assez de son biberon qui était tout vide, je crois, il Ta poussé et Ta fait tomber par terre...

LAZARETTE

Voyez-vous cal [Rire., Ah I il n'y a plus rien dans le biberon!... Allez!... par terre! par terre, le biberon 1... Quand est-ce donc que je le verrai ?

M. FRANÇOIS

Vous n'allez pas pleurer ?

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