L.\ZARTTE
Alors, attends donc... attends donc... tu vas rire. Alors, pour voir, sur le chemin, je lui ai parlé. 11 m'a dit «maman >>... presque! Quand j'étais pas là, il était bien forcé de le dire à la mère Planchot, pas vrai?... Non, mais vois-tu cet aplomb, de garder ta dépêche... Oh I je ne leur en veux plus... au contraire, puisque c'est ça qui m'a fait revenir. (Rire.) Parce que voilà ce qui est le plus farce, c est ça qui m'a fait rêve-
nir... Sont-ils bétes, hein?... [jRire:) Mais lu ne m'as pas répondu, toi, pour le fils Bordin ?
ADÈLE
On se mariera après le baptême...
LAZARETTE
Oui... Y en a qui font le contraire, mais ca ne fait rien. Tu t'en moques, pas vrai?.,. (Avec indi/p-rence.) Alors, Planchot, il n'a jamais eu le pied foulé, bien entendu, et il fricotle avecmadame Jean, hein?
ADÈLE
Non., mais non...
LAZARETTE, remoiUanl à Varmoirp.
Oh: tu peux me dire oui, je le sais. Ce que ça m'est égal:... J'en reviens pas moi-même. '7?^descendant.) Seulement je ne vas tout de même pas les laisser continuer à fricotter ensemble, maintenant que je suis là. On a un homme, c'est pas pour les autres, hein?
ADÈLE
Qi',
ur.
LAZARETTE
Elle ne lui faisait pas son ménage, sa bonne amie... C'est y sale ! Xon, mais, c'est y sale : Regarde-moi ça... Les habits sur les chaises... Et les papiers à charcuterie par terre, et les verres. . .
et les bouteilles... (Bires.) Xon mais c'est y sale! c'est y sale 1 Oh ! oh I oh ! s'agit pas de s'endormir. Tu vas me donner un coup de main ? (Commençant à se désJtahUler. Moi, je vas retirer tous ces afïutiaux là... Ous qu'est mon caraco? [Elle va les chercher dans le placard du fond. En retirant son corsage.) J'ai de la chance tout de même, qu'il soit bien portant. Regarde Marie Martin.
ADÈLE
Oui, le sien est mort huit jours après qu'elle lui a fait faire le voyage de Paris pour se placer.
LAZARETTE
Et Angèle, la grosse Angèle...
11 a duré plus longtemps... Et celui de Léontine.