SCENE VII
JEAN, MONSIEUR BERTRY, MADAME DE GATTENIÈRES puis MONSIEUR et MADAME LONGUYON
MADAME DE CATTENIÈRES
Bonjour, monsieur Bertry... monsieur Jean. 'Salu' iaiions.) Que je suis contente de vous voir!... Et Lucienne... elle va bien?... tant mieux, tant mieux!... Moi, je n'en puis plus... Merci! Heureusement, voici bientôt l'époque du départ pour la mer. Je ne sais pas si je pourrai aller jusqu'au bout... Il faut que je vous fasse le récit de ma journée.
BERTRY
Je vais aller chercher Lucienne, qui serait désolée de ne l'avoir pas entendu... Vous permettez?
MADAME DE CATTENIERES
Faites donc... M. Jean me tiendra compagnie.
BERTRY
Il en sera ravi. (// sort.)
MADAME DE CATTENIERES, à Jeufl.
Est-ce vrai... que vous en serez ravi? Moi, j'aimerais tant causer longuement avec vous!... Vous êtes triste... Oh! ne le niez pas!... les femmes voient ces choses-là au premier coup d'oeil... J'ai toujours pensé que vous nourrissiez une grande passion muette...
3o l'évasion
LE DOMESTIQUE
M. et madame Longuyon ! (Entrent M. et madame Longuyon ; la femme jeune et jolie.)
MADAME DE CATTENlÈRES
Celte chère amie !... Bonjour, monsieur... [Court bavardage près de la porte. Pendant ce temps, Jean est sorti.) Lucienne va venir dans un moment, asseyezvous... Nous disions, M. Jean et moi... Tiens, il est parti, le sauvage... Nous parlions des Lombard-Dubois... Vous étiez chez eux, hier?... Quelle jolie soirée I
LONGUYON
Oui, mais terminée un peu tard.
MADAME LONGUYON
Il fallait rentrer seul.
MADAME DE CATTENlÈRES
Mais oui.
LONGUYON
Pour laisser ma femme avec tous ces blancs-becs? Non. madame de Cattenières, je ne suis pas un mari de cette trempe-là !
MADAME LONGUYON
Et encore^ nous sommes partis avant la fin du cotillon.
MADAME DE CATTENlERES
Était il gai, ce cotillon ?