‹ Les remplaçantes; pièce en trois actesChapitre 13 sur 46 · SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

SCÈNE Vil

Les Mêmes, moins ADÈLE, plus PLANCflOT

.lUBiER, à Cliapois.

Attends, je vais aller chercher du papier et de l'encre, lu vas m'écrire, ça toi. {Ilsorlpar la droile et rrvlent bientôt avec Planchot qui reste sur sa porte.)

BRETONNET, allant à M. François.

Monsieur François?

M. FHANÇOIS

Quoi?

BRETONAET

Quand une femme ne vous donne pas d'enfants, est-ce qu'on peut divorcer ?

M. FRANÇOIS

Oui.

M. BRETONNE!, JoijeilX.

Ah ! vous qui connaissez des députés... est-ce que...

-M. FRANÇOIS

Vous ne me laissez pas finir... On peut divorcer, mais faut être empereur.

RUETONNEÏ

Ah ! Alors moi je n'ai rien à espérer... .M. FRANÇOIS, en sortant.

Non;.. (A lui-même.) Me voilà forcé de courir chez la petite Fauque, maintenant... A tantôt la société...

I5RET0NNET

Si vous voulez bien, je vais vous accompagner... Donnez-moi un renseignement, monsieur François. Quand une femme ne vous donne pas d'enfant... {Ils disparaissent.)

JUBiER, à Chapois.

Voilà ce qu'il faut leur dire. (// dicte.) «Monsieur, madame... En reconduisant ma femme à

LES REMI'LAÇAiNTES 35

la i:;are lorsqu'elle sest rendue chez vous pour nourrir voire bébé qui... » Il faudrait quelque chose qui leur fasse plaisir... • (jui... qui... qui est si gentil» Non. Attends..." Qui ressemble tant à Monsieur... Jai attrapé un chaud et froid... que j'en suis encore malade depuis si longtemps, malgré ce que j'ai dépensé chez le médecin et le pharmacien. » A la tienne. [Il boit un grand verre de vin.) » Alors, je suis très contrarié de l'ennui que je vais vous porter, mais il faut que ma femme revienne. Peut-être qu'elle ne me retrouvera pas vivant. Je vous salue avec respect. Jubier »... >'ous verrons bien si elle continuera à menvoyer son mois tout sec.

CHAPOTS

Ça, ça doit te valoir au moins deux cents francs.

.lUBiER, liranl un papier de son portefeuille. Je l'espère. Voilà l'adresse.

CHAPOIS

Au moins. Si ta femme nestpas une béte.

JUBIER

Allons mettre ça à la poste. On boira un verre chez Trignaud.

CHAPOIS

Oui, mais c'est moi qui paye... Viens-tu, Planchot ?

36 LES HEMI'LAÇANTES

l'LA.NCHOT

?s'on, merci. [Lorsqu'ils sont su rlis . Ena-purle. Tout de même ! Ils en gagnent de l'argent ! [En- Ire le père Planchai puis M. Denharl en tenue de hicyclisle.)

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