SCÈNE Vlil LE PÈRE PLAACHOT, M. DE.MSAHT. PLA.NCHOT
LE PÈRE PLANLUuT, sur la route, à Denisarl.
Vous donnez point la peine d'aller plus loin, mon bon monsieur. Je vas voir si y sont chez eux. Ne vous donnez point la peine. (// court. Il entre. A Planchai.) Voilà le bourgeois... Ta femme ?
PLA.NCHOT
Elle ne veut pas.
LE PÈRE PLANCllOÏ
Elle ne veut pas!.,. Dis rien.
DEMSARÏ
Ils sont chez eux?
LE PÈRE PLANCllOT
N'y a que mon fils, mon bon monsieur. Sa femme, elle est sortie... Elle est allée voir un petit nourrisson à deux minutes d'ici. Elle aime tant les enfants, monsieur, surtout les petits Parisiens... Même que je suis quelquefois à lui
dire... » Mais qu'est-ce que tu as après ces petits Parisiens? » C'est son idée... C'est pour ça qu'elle cherche à s'engager.
DENISART
Écoutez, je vous l'ai dit, après les renseignements que l'on m'a donnés et qui sont excellents...
LE Pi^:RE PLAiXCHOT
Eh bien 1 pourquoi donc qu'il ne l'auraient pas été?... Mais monsieur, vous pouvez aller dans tout le canton, de porte en porte, parler des Planchot... Allez-y... Non, mais allez-y !... Excellents ! J'crois bien qu'ils sont excellents, les renseignements... — Non mais, j'vous dis : Pourquoi qu'ils ne l'auraient pas été?... L'autre monsieur de Paris, il le disait bien... c'est pour ça qu'y tient tant à elle...
DENTSART
Quel autre monsieur?
LE PÈRE PLANCHOT
. . Qu'est venu la demander pour faire une nourriture, donc. Même qu'il faudra savoir si elle n'a pas accepté.
DENISART
Si elle nous plaît, si elle plaît à ma femme
qui va arriver d'un moment à Tautre, nous donnerons quatre-vingts francs.
PLANCIIOT
Oui, c'est le prix.
DENI s ART
Peut-être même irons-nous un peu plus loin.
LE PÈRE PLANCUOT
Si elle n'est point déjà engagée.
nENISART
Je vais, en attendant, aller voir le docteur Richon. A quelle heure reviendra-t-elle?
LE PÈRE PLANCIIOT
Oh I Faut point vous donner la peine de l'attendre... Je crois bien maintenant me rappeler qu'elle est prise... Savez-vous, monsieur, en allant chez M. Richon, vous devriez entrer chez la Mathieu. (// h' fait sortir.) Vous voyez bien cette petite maison... rouge... pis ^£^ltre après... pis l'autre... Là, vous demanderez, c'est à côté... c'est une très brave femme, la Mathieu... Allez toujours la voir...
PLAM'.IKiT
Moi, je crois bien qu'elle ne fera pas laflaire de monsieur.
LE l'ÈliE PLANCUOT
Pourquoi pas... Allez-y, mon bon monsieur...
LES KEMl'LAÇANTKS ',\9
Vous ne pouvez pas se tromper... Nous, nous allons envoyer chercher Lazarette... A tantôt.
DENISART
A tout à l'heure. \Il sorl.)