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Witasse, op. cit ., col. 1037 ct *o

DEUX TRADITIONS DANS L’ANCIENNE ÉGLISE

le rite intégral de la confirmation développée : imposition des mains et consignation C’est par ce rite que les ariens laïcs ont été réunis à l’Église. Au lieu de réitérer l’ancienne confirmation (imposition des mains) comme l’on faisait à Rome, dans les pays de rit gallican, on réitérait aux hérétiques la confirmation développée (imposition des mains et consignatio). Cette pratique gallicane est une vérification de plus du sens attribué plus haut à la réconciliation des hérétiques à Rome. L’usage romain est rappelé par le pape Zacharie à saint Boniface, en ^43 L L’usage gallican est indiqué par Walafrid Strabon, dans la première moitié du ix® siècle 1 2 .

Au milieu du v® siècle, l’Église grecque réconciliait à l’Église par la consignation c’est-à-dire par la confirmation, les novatiens, les ariens et les apollinaristes 3 4 .

Ces données sont vérifiées par le témoignage des anciens Sacramentaires, Par exemple le Sacramentaire gèlasien 4 donne deux formules pour la réconciliation des hérétiques baptisés en dehors de l’Église 5 6 . Elles soût identiques à la formule de l’imposition des mains de la confirmation G . Aujourd’hui encore, le Pontificale romanum contient, après les formules de dégradation des clercs et d’excommunication, un Ordo ad reconci liandum apostatam, schismaticum vel haereticum dont la prière principale, pendant l’imposition des mains, est identique à la prière de l’imposition des mains de la confirmation 7 .

La réconciliation des hérétiques, chez les Grecs, se faisait suivant un rite dont on peut avoir une idée par le plus ancien Enchologe connu, celui de la Bibliothèque Barberini (fin du

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