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3. De oaptismo contra Donalistas, V, 33 : « Mnnus nutem impositio, si non adhiberetur ab haeresi venienti, tanquam extra omnem culpa/n esse iudicaretur ; propter cari lotis nutem copulntionem, quodest maximum donutn Spiritns Suncti, sine quo non valent ad snlutem quaecumque «lia sanctn in homine fuerint, manus hoereticis correctis imponitur. »

4- Ibid., III, 21 : « Manus impositio non sicut Baptismus repeti non potest. Quid est enim nliud nisi oratio super hominem ? »

5. Contra litteras Peliliani, II, 23q : « Et in hoc unguento [psaume 1 3**1 saernmentum chrismatis vultis interpretari quod quidem in généré visibilium

LES THÉOLOGIES GRECQUE ET ROMAINE

Si cette doctrine avait prévalu très nettement, la théologie des sacrements eût été débarrassée d’un élément qui pouvait devenir perturbateur. Mais le vieux langage, qui s’exprimait dans la liturgie, se maintint. Innocent I, saint Léon, Vigile, le Liber Pontificalis , saint Grégoire I 1 parlent, dans les mêmes termes que le pape Sirice, de l’imposition des mains par laquelle se fait la réconciliation des hérétiques : c’est l’imposition des mains sans consignation mais caractérisée par la collation du Saint-Esprit. Langage ancien pour de nouvelles idées.

Ainsi se résume la théologie romaine aux v® et vi° siècles : l’imposition des mains faite aux hérétiques qui viennent à l’Église est donnée comme nécessaire ; l’effet en est représenté comme analogue à celui de la confirmation (imposition des mains et consignatio) donnée aux catholiques. L’imposition des mains n’avait donc gardé sa signification primitive que dans la réconciliation des hérétiques; dans la confirmation des catholiques, elle s’alliait ou se subordonnait à la consignatio . Par cette extension de la confirmation, on avait deux rites; on continuait à réitérer aux hérétiques l’ancienne confirmation 2 . Avec le temps, la distinction des rites aida à faire admettre la distinction des effets de chacun d’eux.

Telle est la pratique romaine. Dans les pays de rit gallican, en Gaule et en Espagne 3 , on suivit d’abord l’usage romain. C’est ainsi que, d’après le premier concile d’Arles, les donatistes étaient reçus par la seule imposition des mains et ont toujours été ainsi traités, dans la suite. Mais, vers la fin du iv e siècle ou le début du v®, l’usage s’établit, en Gaule et de la en Espagne, de réconcilier les hérétiques baptisés en dehors de l’Église par

signaculorum sacrosanctum est, sicut ipse Baptismus, sed potest esse et in hominibus pessimis, in operibus cnrnis vitam consumentibus et regnum caelorura non possessuris. Discerne ergo visibile sanctum sacramentuni, qnod esse et in bonis et in malis potest, illis ad praemium, illis ad iudicium, ab invisibili unctione charitatis, quae propria bonorum est. »

1. Voir ces témoignages dans Witasse, Tractatus de confirmatione, dans le Thcologiae cursus complctus de Migne, t. XXI, col. io34 et io5i.

2 . Chez les Orientaux, on ne constate pas cette double forme de la confirmation. C’est que, chez eux, dès l’cpoque patristique, la réconciliation des hérétiques s’est faite par le rite intégral de la confirmation (imposition des mains et consignatio). On sait d’ailleurs que des deux éléments de la confirmation, c’est la consignatio qui paraissait le plus important aux grecs. Il est probable qu’en Orient, on n’a commencé à réconcilier les hérétiques par la réitération de la confirmation, qu’à une époque où l’imposition des mains et la consignatio de l’initiation chrétienne primitive furent considérées comme deux moments d’un seul et môme rite : la confirmation. Antérieurement on réitérait aux hérétiques le baptême et toute l'initiation. Cf. Y interprétation théologique de l’appendice.

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