V. — La doctrine d’Omnebene
Maître Omnebene, professeur de Bologne, est mentionné dans une lettre 1 du pape Eugène III (ii45-ii 53). Il avait été constitué juge dans un procès de l’évêque de Bologne. Il enseignait encore sous le pontificat d’Eugène III. En ii5j, il fut créé évêque de Vérone. Évêque dans la Lombardie, il se trouvait placé sur le principal théâtre de la lutte entre les papes Adrien IV, Alexandre III, et Frédéric Barberousse. Omnebene ne fut pas inférieur aux grands devoirs qui s’imposaient à lui. Il resta fidèle à Alexandre III. Au plus fort de la lutte, quelques semaines après la destruction de Milan (i cr mars 1162 ), Omnebene recevait, d’Alexandre III réfugié à Montpellier, une lettre qui louait sa fidélité, lui recommandait de surveiller un archiprêtre et d’autres personnages qui, communiquant avec les partisans de l’antipape, faisaient tort à de fidèles catholiques. Dans cette lettre datée du 17 mai, Alexandre III fait allusion à la doctrine d’Omnebene : « Quod utique quam sit indignum, et a tramite rationis extraneum, tanto tua discretio plenius novit, quanto ecclesiasticis et saccularibus disciplinis eruditus magis nosceris et instructus 1 . » Il mourut en nS5.
Il faut attribuer à Omnebene, professeur de Bologne et contemporain de Roland, X Abbreviatio Decreti contenue dans le manuscrit 68 de la Bibliothèque de Francfort-sur-le-Main, et les Sentences découvertes par le P. Denifle, dans un manus-