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AU SEPTIÈME CONCILE ŒCUMÉNIQUE

Après le douzième texte, l’higoumène Sabbas le Studite interrompit : « Si placet sanctae svnodi videamus si ordinationes eorum qui recepti sunt ab haereticis fuerint an non L »

C’était soulever une question délicate. Une nouvelle enquête patristique fut prescrite. Que les éléments en eussent été réunis par avance, ou qu’elle ait été improvisée, cette enquête est remarquable. De la tradition grecque, elle mentionne seulement des témoignages indifférents ou favorables aux ordinations faites par des hérétiques i, 2 . Elle ne mentionne ni le 69 e Canon des Apôtres y ni la lettre de l’église de Constantinople au patriarche Martyrius d’Antioche, ni le rituel de Timothée de Constantinople 3 . Ces oublis sont-ils involontaires? Il est impossible de le croire, du moins pour le Canon des Apôtres 4 . L’enquête a donc été complaisante. On se l’explique fort bien, en entendant le patriarche Tarase déclarer, poussé qu’il était par une objection d’ailleurs pas très redoutable : « Ubique Patres sibi invicem concordantes sunt, nec inest illis refragatio ulla ; sed adversantur eis qui dispensation es et intentiones eorum minime didicerunt. » Cette observation mit fin aux débats : « Reverendissimi monachi dixerunt : Congrua quaeque dissoluta sunt 5 . »

Était-ce le moment de se livrer à des discussions théoriques et d’étaler les divergences de la tradition ? L’Église grecque avait, depuis un siècle, abandonné les principes rigoristes de ses anciens au sujet de l’ordination. Elle avait accepté les ordinations d’hérétiques aussi dangereux que les iconoclastes. Ne pouvaiton pas invoquer ce précédent? Le patriarche Tarase n’y manqua pas. Il rappela 6 que pendant plus de quarante ans, depuis YEcthèse de 638, jusqu’au sixième concile œcuménique, le mo-

i, Ibid., col. 6a.

a. Voici le» références de ces textes (Ibid., col. 68) : I = Socràtis Hist. cccl. t II, 27 et 38 , dans P. G., t. LXVII, col. 37a et 3 a 4 . Ce texte ne prouve absolument rien. — II = Theodori lect. Ilist. eccl. . V, c’est un extrait de l’ouvrage

P erdu de Théodore. Il y est question d’Anatolius de Constantinople nommé par influence du monophysite Dioscore d’Alexandrie. — III = Concilii Chalcedo nensis actio I dans Hàrdouin, Acta conc., t. II, col. 53 . Ce texte ne prouve rien. — IV = De vit a S. Sabbae dans Cotelier, Ecclesiac graccac monumenta, t. III. — V = S. Bàsilii Epiât, ad Nicopolitas, dans P. G., t. XXXII, col. 897. Cf. plus haut, p. 46, n. 1.

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