Epit. ad Egilonem, P. L., t. CXXVI, col
iU PENDANT LES CONFLITS ECCLÉSIASTIQUES ET POLITIQUES.
même de faux. Nicolas I posait nettement la question ; au sujet des clercs d’Ebo, il ne voulait pas entendre parler de grâce, mais de justice. Quelle qu’ait pu être l’indignité d’Ebo, les clercs qui, de bonne foi, se sont fait ordonner par lui n’en ont reçu aucun préjudice, en vertu de l’enseignement bien connu « quod mali bona ministrando sibitantummodo noceant, nec Ecclesiae sacra menta commaculent 1 ». Hincmar dut se soumettre. Il reconnut la bonne foi des clercs ordonnés par Ebo ; mais ne voulut pas avouer expressément que leur condamnation avait été injustifiée 2 . Ce n’en était pas moins une défaite pour l’orgueilleux archevêque.