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IV. — Ratification des ordinations non canoniques d'après

Hincmar.

Il reste à dire un mot de la doctrine d’Hincmar sur la manière de réconcilier les clercs dont l’ordination a été irrégulière. L’archevêque de Reims s’est expliqué, à deux reprises, sur cette question. C’est d’abord dans le long ouvrage composé par lui, en 870, contre son neveu, Hincmar évêque de Laon. A cet endroit, il mentionne les divers modes de réconciliation prescrits par les canons 3 ; mais il ne résout pas la question essentielle : quelle est exactement la nature de l’imposition des mains prescrite dans ces circonstances? La réponse est fournie dans un autre ouvrage plus récent. C’est un livre qui, à la fin du xi® siècle, a été transcrit et démarqué par Bernold de Constance, qui se l’est attribué 4 . Il faut le restituer a Hincmar, abstraction faite de quelques courtes interpolations, qui appartiennent à Bernold.

1. Epist. 107, P. L„ t. CXIX, col. 1100. À cet endroit, Nicolas I se réfère à deux autorités patristiques : la lettre de Léon I aux évêques de Mauritanie au 6ujet de Maxime (P. L., t. L1V, col. 645) et la lettre d’Anastase II dont il a été question p. i3i, n. i , et qu’Hincmar avait essayé de tourner contre les clercs ordonnés par Ebo.

2. Epist. il, P. L., t. CXXVI, col. 76; H. Schroers, Hinkmar, p. 287.

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