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M. G., Libelli, t. II, p

LES ORDINATIONS D’EBO DE REIMS

Par suite de ses fonctions, Hincmar a une grande habitude du rituel des évêques, où se trouvent indiqués les divers rites de la réconciliation. Il tire argument de ce livre :

Scieodum autem non per eamdem manus impositionem suscipiendos eos, qui apud hereticos baptizati sunt, et eos, qui in catholica baptizati, postea in heresim prolapsi sunt... Unde et in antiquis ordinibus diversae orationes ad huiusmoai manus impositiones distribuuntur. Nam quae super eos dicuntur qui ab hereticis baptizati i. * 3 4 sunt, Spiritum Sanctum in eos venire pelunt, quae autem apostatis redeuntibus impenduntur *, gratiam tantum reconcilia tionis sub paenitentia eis impetrare videntur 3 .

Tout cet exposé est remarquable. Il atteste une connaissance très sûre de la théologie des sacrements. Toute la partie théologique en est excellente. Seule l’histoire a quelques réserves à faire. L’imposition des mains prescrite par le concile de Nicée pour les novatiens n’était pas celle de la pénitence. De plus, Hincmar, qui connaissait si bien les anciens Sacramentaires , n’a pas remarqué que les formules relatives à la réconciliation des hérétiques baptisés hors de l’Église sont identiques à une partie du rituel de la confirmation. Cette constatation aurait amené Hincmar à reconnaître que la réconciliation des hérétiques s’est faite, longtemps, en Occident et en Orient, par des cérémonies différentes de forme mais identiques quant au fond, du moins originairement 4 .

i. Hincmar fait ici allusion ù un formulaire analogue à celui du Sacramenlairc gilasien, P. L„ t. LXXIV, col. 1137, n° 86 .

q. Comme le prouve le contexte, Hincmar entend parler des apostats qui ont été rebaptisés aans l'hérésie. À leur sujet, il y avait une formule spéciale. Ibid., n° 87.

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