‹ Les Réparations Musculo-Tendineuses et AponévrotiquesChapitre 6 sur 26 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Si on lie l’histoire de la greffe aponévrotique à celle de la greffe des tissus fibreux en général, il faut en faire remonter l’origine à 1881. où Glück tenta, avec plein succès, la transplantation d’un tendon d’un sujet à un autre.

Mais si nous restons dans le cadre strict de notre sujet, si nous envisageons seulement la greffe ixponévrotique libre, il faut attendre encore de nombreuses années pour la voir entrer dans la pratique. C’est Payr qui, le premier, utilisa la méthode en 1908 en greffant un lambeau de fascix lata, d’une part au muscle frontal, d'autre part au cartilage tarse de la paupière supérieure d’un enfiant atteint de ptosis congénital. Le résultat fonctionnel fut excellent. Kirschner, assistant de Pavr, fit de nombreuses transplantations aponévrotiques pour combler de larges brèches abdominales pratiquées sur des chiens. Et lorsque la question fut diseutée au XXXVIII Congrès allemand de chirurgie de Berlin. en taivril 1909, Kirschner préconisa l’application à l’homme.

Dès lors, en Allemagne, les essais expérimentaux et cliniques se multiplient ; Kirschner, Kônig, Kôrte, Ritter en font de nombreuses applications en chirurgie réparatrice.

En France, à la même époque, Mauclaire utilise la greffe de fascia lata dans de larges plaies de la dure-mère. Il est le premier à avoir pratiqué cette greffe dans le cas de hernie musculaire et de fistule bronchique.

A la suite de ces travaux, Lenormant préconise la méthode en France et fait connaître les services qu’elle peut

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rendre dans les pertes de substance de la voûte cranienne, les hernies récidivées, la suture vésicale après taille hypogastrique, la fixation d’un testicule ectopique. Un rapport au Congrès de chirurgie de Paris, en 1913, discute les applications de la greffe aponévrotique. Maïs il ne semble pas que la méthode ait eu une bien grande faveur à cette époque-là chez nous. Il faut attendre les années de la guerre, avec son cortège de larges débridements et de grandes pertes de substance, pour la voir entrer réellement dans la pratique chirurgicale. Mauclaire, Bailleul, Picot, Rocher l'utilisent dans de nombreux cas de pertes de substance, consécutives à des plaies de guerre.

En Italie, la greffe de fascia lata, utilisée dans les éventrations et les hernies par Amatore, dans les ankyloses articulaires par Putti, fut étudiée au point de vue expérimental par Greggio sur des chiens.

En Amérique, Davis, Joffe, Eberts et Hill ont étudié la question au point de vue expérimental et en ont fait de nombreuses applications.

Depuis la guerre, les applications se sont multipliées jusqu’à nos jours et ont rendu des services dans les cas les plus variés.

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